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Orly: ras-le-bol des habitants qui subissent des chutes de tuiles au passage des avions

A Villeneuve-le-Roi près de l'aéroport de Paris-Orly, les habitants subissent régulièrement des chutes de tuiles à cause du survol des avions. Mais si auparavant les dommages étaient intégralement remboursés, aujourd'hui les riverains ne sont qu'en partie indemnisés.

Toutes les deux minutes, un avion survole Villeneuve-le-Roi à très basse altitude. Au quotidien, José Dramard inspecte sa toiture. Ce riverain de l'aéroport d'Orly, dans le Val-de-Marne, habite à 200 mètres des pistes. Depuis la rue, il distingue déjà quelques tuiles défectueuses sur sa maison. 

Au décollage et à l'atterrissage, le souffle des avions entraîne, selon la météo, un mouvement d'air qui emporte les toitures. Pour les riverains, ce phénomène est synonyme de travaux avec des factures des couvreurs qui varient du simple au double selon les dégâts.

"En septembre, on n'a pas encore été remboursé, c'était 660 euros. La fois précédente, ça remonte à plusieurs mois, là c'était lourd, c'était 1.800 euros", explique José Damard à BFM Paris.

Un remboursement limité à 300 euros

Des factures s'accumulent et ne sont désormais plus intégralement remboursées. Auparavant, Aéroports de Paris couvrait ces frais, mais depuis fin 2015 les remboursements sont plafonnés à 300 euros. Comme José, ses voisins se retrouvent à payer pour des dommages qu'ils n'ont pas causés. Cause de ces réductions, la "recrudescence des demandes" multipliées par cinq entre 2015 et 2016, justifie le gestionnaire de l'aéroport au Parisien.

Autre difficulté pour accéder au remboursement partiel, Aéroport de Paris demande aux sinistrés de noter systématiquement l'heure exacte et le nom de la compagnie aérienne en cause. Un obstacle de plus pour ces riverains qui peuvent attendre parfois un an avant de toucher cette indemnisation. 

Début octobre, le Conseil municipal de Villeneuve-le-Roi a adopté un voeu exigeant qu'Aéroports de Paris prenne "ses responsabilités d'exploitant de l'aéroport d'Orly en payant la totalité des réparations des dommages directs et indirects". Le conseiller départemental Daniel Guérin a de son côté adressé un courrier au secrétaire d'Etat chargé des transports Alain Vidalies, lui demandant d'intervenir. 

C. B avec Anne-Laure Banse et Raphaël Maillochon.