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Notre-Dame: ces quatre points de fragilité qui concentrent les inquiétudes

Du pignon du transept au beffroi sud, le ministre de la Culture Franck Riester a détaillé sur notre antenne les principaux points d'inquiétudes dans le chantier de consolidation d'urgence de la cathédrale.

Un peu plus de 36 heures après l'incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, plusieurs chantiers de consolidation d'urgence inquiètent les autorités. Si la structure principale n'est pas menacée, plusieurs points de “fragilité majeure” persistent. Le ministre de la Culture Franck Riester les détaillait ce jeudi sur notre antenne.

• Le pignon nord du transept

Des travaux importants ont été réalisés dans la nuit de mercredi à jeudi afin d'effectuer le frettage de la partie supérieure du transept (la partie transversale qui sépare le chœur de la nef). Cette opération vise à renforcer le pignon nord (côté rue du Cloître) avec un dispositif en bois pour empêcher l'effondrement de la partie fragilisée.

• Le pignon occidental

Le ministre de la Culture précise que le "pignon triangulaire entre les deux beffrois est très fragilisé", expliquant qu'il "penche parce que la statue de l’ange est tellement brûlée qu'elle est fendue sur toute la hauteur”. Ce jeudi doit donc se dérouler une opération d'échafaudage, afin de "sangler l’ange et le retirer".

• L’angle du beffroi sud

C'est "l'une des grandes menaces", s'inquiète le ministre. "Il a tellement chauffé que les pierres sont complètement friables". Par conséquent, il y a un vrai risque que les chimères (ces statues de monstres) s’effondrent, ce qui met en danger les grandes orgues, préservées jusque-là.

• La voûte

La voûte est fragilisée par trois trous béants au niveau de la nef, du croisé du transept et du nord du transept. Les opérations de secours visent actuellement à installer très rapidement des échafaudages, puis de retirer les gravats pour ensuite rapidement bâcher afin d'éviter que la pluie ne fasse encore davantage de dégâts. 

Esther Paolini