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Nice: une policière municipale assure que la police nationale n'était pas sur la promenade des Anglais

Des policiers municipaux niçois assistent à une cérémonie en l'honneur des services de sécurité, en juin 2011

Des policiers municipaux niçois assistent à une cérémonie en l'honneur des services de sécurité, en juin 2011 - Sébastien Nogier - AFP

Selon Libération jeudi la sécurité était insuffisante à Nice le 14 juillet dernier. Aujourd'hui, une policière municipale niçoise confirme cette version des faits.

Le 16 juillet, c’est un Bernard Cazeneuve, sûr de son fait, qui assurait deux jours après la tuerie de Nice:

"La police nationale était présente et très présente sur la Promenade des Anglais. Quant au franchissement du barrage par le camion, des véhicules de police rendaient impossible le franchissement de la Promenade des Anglais et c’est par les trottoirs et de façon très violente que le camion a réussi à pénétrer".

Faux, clame jeudi Libération, qui explique que l’entrée de la zone piétonne de la Promenade n’était défendue que par deux policiers municipaux, chargés de réguler la circulation et qu’en guise de barrage, les agents n’ont eu à opposer au camion que quelques barrières métalliques, des plots et un seul véhicule au milieu de la chaussée. Un témoignage recueilli par Europe 1 confirme cette version des faits.

La police nationale aurait sans doute pu riposter

La radio donne ainsi la parole à Sarah Baron, policière municipale niçoise et secrétaire nationale adjointe du syndicat FO. L’agent insiste:

"La police municipale a pris son service à 19 heures sur site et il n’y avait pas d’effectif de police nationale. A l’instant où le camion pénètre sur le trottoir et qu’il s’engage dans la zone réservée, on a des policiers municipaux qui sont en coupure de circulation, avec un véhicule et des barrières posées par les services de la Ville."

Pour Sarah Baron, la police nationale aurait sans doute été en mesure de riposter face à l’intrusion du camion. Un glacier, qui se trouvait là, ajoute: "J'ai vu la police municipale, et il y avait comme barrage quelques barrières en fer et des barrières en plastique rouges et blanches comme quand on fait des travaux".

R.V