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Migrants: la maire de Calais garde espoir d’obtenir les 50 millions d’euros de compensation

La maire de Calais avait réclamé 50 millions d'euros de "compensations économiques" mercredi pour les préjudices causés par les afflux de migrants dans sa ville. Mais après la signature d'un accord entre Londres et Paris ce jeudi, toujours aucune garantie.

Avant la signature jeudi d’un accord entre la France et la Grande-Bretagne pour mieux gérer les afflux de migrants à Calais, la maire de la commune, Natacha Bouchart, avait demandé mercredi des "compensations économiques" à hauteur de 50 millions d’euros. Selon l’élue, cette situation portait préjudice à l’attractivité de sa commune ainsi qu’à ses habitants.

Après la signature de ce plan par le ministre français de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et son homologue britannique, Theresa May, le volet économique n’a visiblement pas été résolu. "Je n’ai aucune garantie aujourd’hui mais le ministre de l’Intérieur m’a assuré que les dossiers seront étudiés", a indiqué Natacha Bouchart au micro de BFMTV. "Le Premier ministre venant le 31 août, je pense qu’il n’arrivera pas les mains vides", a estimé l’élue. "C’est une étape dans le sens où on a écouté la demande. J’ai espoir et ma détermination est intacte", a assuré la maire de Calais.

Satisfaction pour les mesures

L’objectif de ce rapprochement entre Paris et Londres est de rendre la frontière franco-britannique plus imperméable. D’un point de vue politique, ce plan, axé la sécurité, la lutte contre les passeurs et la prise en charge des migrants, convainc la maire de Calais. "Les mesures restent satisfaisantes puisque nous n’avons pas encore eu le volet économique", relativise-t-elle.

Néanmoins, Londres a déjà promis 10 millions d’euros sur deux ans pour la prise en charge des migrants à Calais. Le gouvernement britannique prévoit également un renforcement de la coopération policière pour lutter contre les filières.

Pierjean Poirot