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Expulsée de son logement social, elle entame une grève de la faim

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Expulsée de son logement social, une habitante de l'Aude a entamé une grève de la faim, dénonçant "l'incompétence des services sociaux". À la suite de son expulsion et malgré ses démarches, aucune proposition de logement d'urgence ne lui a été faite.

Une grève de la faim comme ultime bataille. Depuis jeudi, Sabine Parsy, sans emploi pour raison médicales, vivant du RSA et d'une petite pension alimentaire, est en grève de la faim. Depuis le 25 juin dernier suite à son expulsion d'un logement social à Salsigne, la quinquagénaire se bat pour bénéficier d'un relogement d'urgence. Devant la préfecture de l'Aude, elle a entamé sa grève de la faim, dénonçant "l'incompétence des services sociaux", comme le révèle L'indépendant.

"Par rapport à mon loyer initial de près de 500 euros, je me suis retrouvée avec une augmentation de 130% du prix du chauffage (à bois) qui n'a pas été justifiée par le bailleur, ainsi qu'une surtaxe mensuelle de 322 euros. Refusant de payer ce surplus à Marcou Habitat (le bailleur) faute de d'explication, mon allocation logement a été coupée, et je me suis retrouvée devant le tribunal en mai 2015 suite à une demande d'expulsion du bailleur", explique Sabine Parsy à L'indépendant.

Point mort

Si le tribunal accepte qu'elle reste dans son logement contre une augmentation de 50 euros de son loyer, Marcou Habitat lui réclame environ 10.000 euros de dettes. À l'été 2016, le bailleur formule une demande d'expulsion auprès des services de la préfecture de l'Aude. En mai dernier, Sabine Parsy dépose une demande de délai auprès d'une assistante sociale pour obtenir un autre logement, mais elle est finalement expulsée le 25 juin sans nouvel endroit où vivre. Mais ni Alogea, ni Habitat Audois, deux entreprises sociales pour l'habitat n'ont répondu à ses demandes de relogement d'urgence. 

Peu après son arrivée devant la préfecture, Sabine Parsy a été reçue par le directeur de cabinet du préfet. Elle ensuite été réorientée vers les services de la direction départementale de la cohésion sociale et de la protection de la population (DDCSPP), pour récupérer un dossier à remplir. "Avec ça je reviens au point mort. Aussi, parce que tout le monde se renvoie la balle en dédramatisant, j'ai décidé de poursuivre ma grève de la faim", a-t-elle assurée à L'indépendant.

G.D.