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L'homme volant Franky Zapata prépare sa "seconde manche" sur son Flyboard

Franky Zapata sur son flyboard

Franky Zapata sur son flyboard - Boris HORVAT / AFP

Après sa tentative échouée de traverser la Manche le 25 juillet, "l'homme volant" s'élancera à nouveau sur sa machine volante ce dimanche 4 août pour tenter de relever le défi.

"L'homme volant" réussira-t-il cette fois-ci son pari ? Une semaine après son échec, Franky Zapata tentera à nouveau de survoler la Manche juché sur son "Flyboard", ce dimanche 4 août. Un défi sportif, mais aussi technique.

Le Marseillais de 40 ans doit décoller, "normalement le matin", près de la plage de Sangatte (Pas-de-Calais). Objectif affiché: effectuer les 35 km de traversée du détroit jusqu'à St Margaret's Bay, côté anglais, en survolant la mer à 15/20 mètres debout sur son engin.

Le 25 juillet, 110 ans jour pour jour après l'exploit de Louis Blériot, premier aviateur à avoir franchi la Manche, il s'était déjà élancé au même endroit sur sa planche volante sous l'oeil de dizaines de curieux, dans un vrombissement assourdissant. Il avait chuté quelques minutes plus tard dans les eaux anglaises, après avoir heurté à très faible allure la plateforme du bateau de ravitaillement où il voulait se poser.

Pour ce défi auquel il s'est préparé ces six derniers mois, Franky Zapata doit en effet ravitailler sa machine en kérosène, qu'il stocke dans son sac à dos. L'engin est doté de cinq mini-turboréacteurs qui lui permettent de décoller et d'évoluer jusqu'à 190 km/h debout dans les airs, avec une autonomie d'une dizaine de minutes.

"Un rêve fou de voler"

"La partie la plus complexe, c'est vraiment le ravitaillement", avait-il insisté après avoir été secouru en mer et ramené sur le littoral français par un remorqueur, reconnaissant "une mauvaise appréciation de la difficulté de l'atterrissage".

"Je pense avoir eu le mauvais réflexe (...) Je n'ai pas relâché les gaz au bon moment et je suis tombé à l'eau." Il s'était dit "déçu" mais avait promis de retenter au plus vite cette expérience "fantastique".

"L'aviation est faite de gens qui ont eu des échecs, c'est en se relevant qu'on avance (...) On ne lâchera pas tant qu'on n'y arrivera pas", avait assuré le quadragénaire, qui nourrit depuis des années un "rêve fou de voler".

Clarisse Martin, avec AFP