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Rouen: une pétition contre un projet de ramassage scolaire en calèche récolte 35.000 signatures

Des enfants attendent la calèche du ramassage scolaire, le 21 mars 2013, à Villebarou, près de Blois

Des enfants attendent la calèche du ramassage scolaire, le 21 mars 2013, à Villebarou, près de Blois - Alain Jocard / AFP

Le projet d'un "Equibus" pour le ramassage scolaire d'un quartier de Rouen était jusqu'à récemment largement soutenu, notamment par les élus Verts. Mais depuis l'annonce de son entrée en fonction pour la rentrée 2020, une pétition s'y opposant a récolté près de 35.000 signatures et ouvre un vif débat entre antispécistes et soutiens du projet.

Malgré le soutien des habitants et des élus locaux, le projet "Equibus" de ramassage scolaire en voiture à cheval, lauréat d'un appel à projets citoyens, fait l'objet d'un vif débat à Rouen, comme le rapporte Paris Normandie.

Depuis l'annonce par l'élu écologiste Jean-Michel Bérégovoy que ce projet serait opérationnel pour la rentrée 2020, une pétition a déjà récolté près de 35.000 signatures pour exprimer son "opposition à ce dispositif de ramassage scolaire".

La pétition souligne la question du bien-être animal

Un couple d'une ville voisine, se déclarant antispéciste et opposé au projet, a lancé à la fin du mois de décembre dernier une pétition intitulée "Non au ramassage scolaire en calèche à Rouen!" et illustrée par la photo d'un cheval mort aux Etats-Unis.

Le couple s'attendait à 2000 signatures à peine selon Paris Normandie, mais la pétition adressée aux élus de Rouen a eu un fort succès. Elle les invite à "revoir leur position" en prenant en compte d'autres paramètres: le bien-être animal, la portée pédagogique pour les enfants, et les autres solutions possibles pour le ramassage scolaire.

La pétition souligne que "mettre ces animaux sur le bitume pour les obliger à fournir un effort au milieu des gaz d’échappement revient à nier leurs besoins fondamentaux et à mettre en péril leur santé mentale et physique. Ceux-ci n’ont pas vocation à sacrifier leur bien-être au nom d’un marketing "écolo à moindre coût".

Une ligne de ramassage scolaire sur 3,5 kilomètres

Le projet avait pourtant été pensé par les habitants et par une association déjà présente dans le quartier, Cheval en Seine, et soutenue par les élus verts. Elle s'est aussi vue allouer un budget de 22.900 euros par le conseil municipal, pour pouvoir acheter une calèche avec assistance électrique adaptée aux enfants, et un deuxième cheval. 

L'objectif, selon un article de Paris Normandie annonçant la future mise en place du service de ramassage scolaire, est de pouvoir assurer une ligne de ramassage de 3,5 kilomètres, pour un parcours d'une vingtaine de minutes.

La calèche serait aidée par une assistance électrique, et le trajet a été pensé en fonction de la circulation et des rues. L'Equibus pourrait aussi permettre de créer de nouveaux liens avec l'école du quartier en question. Les chevaux de l'association sont déjà présents dans la zone, grâce à un enclos d'écopâturage du quartier.

Julia Galan