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Angers: Girafes et vaches vont chauffer 1.700 foyers

A Angers, 1.700 foyers seront bientôt chauffés grâce au fumier de vache et de girafe.

A Angers, 1.700 foyers seront bientôt chauffés grâce au fumier de vache et de girafe. - Robyn Jay - Flickr.com CC

En région Pays de la Loire, une trentaine d’éleveurs et le zoo de Doué-la-Fontaine viennent de créer une société qui leur permettra d’exploiter une usine pas tout à fait comme les autres. Ils ont fait le pari de chauffer 1.700 domiciles angevin grâce... au fumier de leurs animaux.

Vaches, girafes, okapi, rhinocéros… bientôt, leur fumier permettra peut-être de chauffer votre maison. Grâce à l’initiative de 35 éleveurs de vaches du Douessin et les responsables du Bioparc de Doué-la-Fontaine, une usine de méthanisation sortira de terre en 2017 à Concourson-sur-Layon, en Maine-et-Loire.

Ces derniers viennent tout juste de créer une société commerciale, la SAS Doué-Métha, en y apportant 20 % du capital final, afin de pouvoir exploiter cette future usine, selon le Courrier de l’Ouest.

En ayant recours à un procédé énergétique qui permet de valoriser les déchets, la matière organique issue des excréments de ces animaux produira deux millions de mètres cubes de méthane par an; cette quantité de gaz permettra de chauffer environ 1.700 foyers d'Angers.

Du biométhane directement dans le gaz

Les structures permettant de produire du biogaz, une énergie renouvelable composée de deux tiers de méthane et d'un tiers de gaz carbonique, fleurissent un peu partout en France.

Néanmoins, ce projet présente la particularité de ne pas avoir recours à la cogénération, le procédé utilisé dans plus de 850 installations à travers l’hexagone; à Concourson-sur-Layon, le gaz produit ne sera pas transformé en électricité et en chaleur mais introduit directement dans le réseau de gaz de la ville. Pour arriver à ce but, une station sera aménagée à Saint-Jean-des-Mauvrets, un petit village d’Anjou. 

Comme dirait Lavoisier: "Rien ne se perd, tout se transforme". Mais même si tous les animaux présents sur le territoire apportaient leur pierre à l'édifice, les experts estiment que cela ne représenterait qu'une faible part de la consommation française d’énergie: les déjections animales ne produisent que très peu de méthane par rapport aux déchets de fruits et de légumes.

Néanmoins, la méthanisation continue à séduire par sa capacité à produire de l’énergie tout en limitant les déchets et les gaz à effet de serre.

Priscilla Peyrot