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Hugo Clément échappe à un procès en Australie

Hugo Clément dans "C à vous", le 21 février 2019

Hugo Clément dans "C à vous", le 21 février 2019 - Capture d'écran YouTube - C à Vous

Brièvement arrêté lundi en Australie, alors qu'il couvrait une manifestation, le journaliste ne sera pas poursuivi ni jugé.

Arrêté lundi en Australie, alors qu'il réalisait un documentaire environnemental pour France 2, le journaliste Hugo Clément a annoncé ce jeudi que la police du Queensland avait "décidé d'abandonner les charges" retenues contre son équipe et lui. 

Ils avaient été arrêtés par la police de cet Etat australien, alors qu'ils étaient en train de filmer une action de l'ONG Frontline Action on Coal, contre le creusement d'une houillère controversée par le groupe indien Adani.

"Nous ne sommes pas des activistes"

Hugo Clément et son équipe et les activistes avaient été inculpés pour intrusion sur une voie de chemin de fer et dans le terminal charbonnier d'Abbot Point. 

Le journaliste, remis en liberté peu de temps après son arrestation avait réagi sur ABC News, le réseau national de radio et de télévision australien. 

"Nous étions juste en train de filmer l'action de ces personnes et nous ne savons pas pourquoi la police a décidé de nous arrêter. Nous ne faisons pas partie de cette action, nous ne sommes pas des activistes, nous sommes des journalistes. (...) Nous ne bloquions pas les rails."

La chaîne expliquait alors que le journaliste et son équipe devraient comparaître en septembre. 

Le projet Carmichael de mine de charbon près de la Grande barrière de corail est depuis son origine plombé par des problèmes judiciaires et réglementaires, ainsi que par l'activisme d'organisations dénonçant sans relâche son impact environnemental. 

Dernier obstacle environnemental

Le mois dernier, le gouvernement du Queensland avait levé le dernier obstacle environnemental à la construction de la mine, qui doit produire 27 millions de tonnes de charbon par an. Les écologistes font valoir que le charbon produit contribuera au réchauffement climatique mondial qui dégrade la Grande barrière. La matière première devra en outre transiter par le port proche d'Abbot Point.

La Grande barrière classée au Patrimoine mondial est déjà menacée par les ruissellements agricoles, ainsi que par le développement et la prolifération des acanthasters, étoiles de mer dévoreuses de coraux. Elle vient de subir plusieurs graves épisodes consécutifs de blanchissement imputés au réchauffement climatique.

Les partisans du projet font valoir de leur côté qu'il créera des centaines d'emplois.

Magali Rangin avec AFP