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Enfant tuée en Alsace: la garde à vue du frère aîné devrait être prolongée

Enquêteurs devant la maison où s'est produit le drame à Moernach, dans le Haut-Rhin, ce mercredi matin.

Enquêteurs devant la maison où s'est produit le drame à Moernach, dans le Haut-Rhin, ce mercredi matin. - BFMTV

Mardi soir, cet ado de 15 ans s'était réfugié chez des voisins en indiquant que sa soeur, son frère et lui avaient été attaqués par un rôdeur. Mais ses propos sont "confus" et la maison ne porte aucune trace d'effraction.

Sa petite soeur a été retrouvée morte dans leur maison mardi soir, son petit frère grièvement blessé. Un adolescent de 15 ans, entendu depuis mercredi matin dans cette affaire, devrait voir sa garde à vue prolongée d'une journée.

"Des traces de sang sur lui"

Les faits se sont produits à Moernach, un village du Haut-Rhin de 600 habitants à proximité de la frontière suisse. Vers 19h30 mardi, l'adolescent s'est réfugié chez un voisin en expliquant qu'un "rôdeur" les avait attaqués, lui, son frère et sa soeur. Selon le procureur de Mulhouse, Dominique Alzeari, "il avait des traces de sang sur lui".

Alertés, les secours ont trouvé une scène de crime "impressionnante". Dans le salon du pavillon, le corps de la petite fille de 11 ans baignait dans une mare de sang, son frère cadet de 8 ans gisait à côté d'elle dans un état grave. Son pronostic vital est toujours engagé.

Les parents, qui s'étaient absentés pour une activité sportive, ont été prévenus par le voisin chez qui s'était réfugié leur fils aîné. Tous deux sont très choqués, au point que la mère a dû être hospitalisée mardi soir.

Déclarations "tout à fait confuses"

Que s'est-il passé? Le procureur évoque "une scène de crime très complexe". L'arme du crime, une "arme tranchante", a été retrouvée dans la maison, mais les enquêteurs ne savent pas encore si s'y trouvent des "empreintes exploitables". Selon le parquet, il n'y a eu "ni agression ni intervention extérieure", et le domicile n'a "pas subi d'effraction". 

Quant aux déclarations de l'adolescent en garde à vue, elles sont restées "laconiques" et "tout à fait confuses". L'incohérence de ses propos a même conduit les enquêteurs à "douter par moments de sa santé mentale".

Dans un contexte de "multiples investigations scientifiques et techniques", et alors que les enquêteurs n'exploitent aucune piste, le parquet a donc décidé de prolonger sa garde à vue.

M. T. avec AFP