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Bac: et voilà le nouveau système APB

La réforme d'APB

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L'un des objectifs visés par la réforme est d'éviter les orientations par défaut, et de diminuer le fort taux d'échec ou d'abandon des jeunes bacheliers après la première année d'études supérieures.

Frédérique Vidal l'assure: il n'y aura plus de laissés pour compte. Ce jeudi dans Le Parisien, la ministre de l'Enseignement supérieur présente le système qui doit remplacer Admission post-bac (APB) dès janvier prochain. "Les élèves n’auront plus à classer leurs vœux par ordre de préférence et il n’y aura plus de 'tours' pour les réponses à leurs candidatures", explique l'enseigne présidente de l'université Sophia Antipolis de Nice.

"La plate-forme, qui ouvrira le 15 janvier, permettra aux bacheliers de formuler dix vœux maximum jusqu’à la fin du mois de mars. Ils seront ensuite traités par les établissements et les réponses commenceront à arriver en mai, les unes après les autres. À chaque fois qu’un élève recevra deux oui à des formations différentes, il devra choisir entre l’un des deux, sans pour autant renoncer aux vœux en attente", précise la ministre.

L'un des objectifs visés par la réforme est d'éviter les orientations par défaut, et de diminuer le fort taux d'échec ou d'abandon des jeunes bacheliers après la première année d'études supérieures.

Éviter l'impasse

L'autre ambition de la réforme est d'en finir avec les "naufragés" d'Admission post-bac, dont le choix d'une orientation après l'obtention du précieux sésame tourne parfois au calvaire. 

"Une commission pilotée par le recteur va regarder le profil du bachelier et lui proposer d’autres formations similaires à ses choix initiaux et qu’il n’avait peut-être pas identifiées, y compris un peu plus loin de chez lui", promet Frédérique Vidal, qui assure que des moyens seront mis à disposition du rectorat pour aider les étudiants contraints de s'éloigner de leurs foyers.

Sélection

La réforme du système d'orientation suscite, a minima, la méfiance des associations de parents d'élèves et des organisations lycéennes et étudiantes. En cause: l'introduction d'une sélection à l'entrée des universités pour les filières surchargées. Il s'agit, assure la ministre, d'un "dernier recours". "S’il n’y a pas de place, au lieu de tirer au sort, on prendra en compte la cohérence entre la formation demandée par l’élève et son profil", défend-elle.

Un "comité d'éthique" sera chargé de veiller au bon fonctionnement de ce nouveau système. Couplé à la possibilité de sortir de leur académie – "dans une certaine mesure" -, cette dose de sélection fait redouter aux détracteurs du projet un système à deux vitesses, dans lequel les inégalités entre universités seraient accrues. "Une licence a la même qualité qu’elle soit obtenue à Bordeaux, à Lille ou à Paris", balaie Frédérique Vidal. 

Louis Nadau