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Covid-19: les fêtes étudiantes font planer le risque de "clusters" dans les universités

Après six mois portes closes, les universités françaises rouvrent progressivement pour une rentrée exceptionnelle. Mais les soirées d'intégration font planer le risque de contaminations en chaîne.

Qui dit rentrée universitaire, dit soirées d'intégration. Mais en pleine pandémie de Covid-19, ces fêtes privées inquiètent les autorités sanitaires qui constatent déjà plusieurs cas de la maladie infectieuse à la faculté de Nantes et à Sciences Po Lille. Dans cette école, la rentrée n'a pas encore eu lieu pour tous les étudiants que le risque d'une chaîne de contaminations plane déjà.

"Il faut arrêter de faire des soirées"

"Nous venons d'apprendre qu'un étudiant de Sciences Po Lille avait été détecté au Covid. Il a été en contact dans les jours derniers avec un certain nombre d'élèves de 1e et 2e année dans le cadre de soirées", a annoncé dans un mail envoyé aux étudiants le directeur de l'école, Pierre Mathiot.

Pourtant, la direction a mis en place des consignes sanitaires strictes: aucun événement étudiant ne peut être organisé par les associations, soirées d'intégration comprises.

"Je peux comprendre que les étudiants veuillent s'intégrer, mais aujourd'hui on ne peut pas vivre les choses normalement. Il faut arrêter de faire des soirées comme ça, il y a le jeu de la soirée, la fête, l'acool... On s'expose à des risques", déplore au micro de BFMTV Robin Magisson, étudiant en 5e année à Sciences Po Lille.

500 élèves appelés à se faire tester

Mais après six mois de fermeture des universités françaises, difficile de dissuader les jeunes étudiants de célébrer la rentrée. A Nantes, neuf élèves en médecine ont été testés positif au Covid-19 après des soirées organisées en dehors du cadre de l'université.

"Pour les étudiants positifs, la quatorzaine est obligatoire. D'autres s'isolent d'eux-même en raison de la possibilité d'être cas contact. A partir de ce lundi, tous les étudiants sont appelés à se faire tester", explique sur notre antenne Martin McLin, étudiant en 5e année de médecine à Nantes

Au total, 500 élèves vont être testés dans un lieu à proximité de la faculté.

Ambre Lepoivre Journaliste BFMTV