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Calais: début des travaux de défrichement dans la "Jungle"

Un bulldozer est à l'oeuvre le 18 janvier 2016 dans le camp de "la Jungle", à Calais, dans le nord de la France

Un bulldozer est à l'oeuvre le 18 janvier 2016 dans le camp de "la Jungle", à Calais, dans le nord de la France - Philippe Huguen - AFP

Après l'inauguration le 11 janvier d'un camp en dur pour les migrants de Calais, les travaux de défrichement d'une zone de la "Jungle" ont débuté dans le calme, sous la surveillance des forces de l'ordre.

Les travaux de défrichement de deux zones de la "Jungle" de Calais en partie évacuées par les migrants qui s'y trouvaient ont débuté lundi matin dans le calme.

Plusieurs tracto-pelles et bulldozers étaient à l'oeuvre en milieu de matinée dans la "jungle" de Calais.

Les engins de chantier ont ainsi commencé à raser la végétation pour aplanirle terrain et dégager les tentes et abris abandonnés par les migrants. Ces derniers se sont repliés dans d'autres secteurs de la "Jungle" depuis la fin de semaine dernière ou ont rejoint, pour certains, le nouveau camp de conteneurs en dur inauguré le 11 janvier et prévu pour 1.500 personnes.

Destinés selon les autorités à sécuriser les abords du camp de la lande, ces travaux se déroulaient sous la surveillance de policiers et CRS. Des migrants y assistaient de loin.

Hemn, un migrant kurde, se réchauffe près d'un feu, le 18 janvier 2016 dans le camp de la "Jungle", à Calais, dans le nord de la France
Hemn, un migrant kurde, se réchauffe près d'un feu, le 18 janvier 2016 dans le camp de la "Jungle", à Calais, dans le nord de la France © Philippe Huguen - AFP

Une zone insalubre où vivaient jusqu'à 1200 migrants

Selon les sources, entre 500 et 1200 personnes, sur une population globale du camp estimée à 4000, vivaient dans cette zone avant d'être contraints à la quitter. Toutes ne l'ont pas encore fait, en particulier dans le secteur de la rocade portuaire où se trouvent plusieurs commerces réticents à quitter les lieux.

"Ces opérations devraient durer environ une quinzaine de jours", a indiqué la préfecture, soulignant que celles entamées lundi se déroulent "dans un secteur où les parcelles sont libres de tout migrant".

La préfecture avait annoncé qu'elle donnait jusqu'à la fin de semaine passée aux migrants pour quitter le secteur, sans fixer d'ultimatum: "si un mouvement s'enclenche, on laissera quelques jours de plus pour leur faciliter le déménagement", avait ainsi affirmé la préfète du Pas-de-Calais Fabienne Buccio.

A.-F. L. avec AFP