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Bientôt des bains-douches réservés aux femmes sans-abri à Paris

Bientôt des bains-douches pour les femmes sans-abri (Photo d'illustration)

Bientôt des bains-douches pour les femmes sans-abri (Photo d'illustration) - KENZO TRIBOUILLARD / AFP

Grâce aux dons récoltés sur une plateforme participative, le Samu Social de Paris va créer des bains-douches réservés aux femmes dans le 12e arrondissement de la capitale.

Dans le cadre de la campagne "#LaRueAvecElles" lancé par le Samu Social, des bains-douches réservés aux femmes sans-abri verront bientôt le jour dans le 12e arrondissement de Paris. Ils ouvriront d’abord trois jours par semaine et pourront accueillir entre 30 et 40 femmes.

Le projet sera financé grâce aux dons récoltés sur la plateforme de financement participatif KissKissBankBank. À l’heure actuelle, le Samu Social a récolté 46.338 euros.

Une somme qui lui a permis de franchir le palier 2 fixé à 35.000 euros, lequel prévoit d’améliorer les prestations avec la "création d’un espace pour des soins sanitaires et médicaux", une "évaluation par une infirmière puis orientation vers des consultations médicales, en particulier gynécologiques, les risques infectieux liés à une hygiène approximative étant plus importants pour les femmes, mais aussi podologiques par exemple", explique le Samu Social.

Un endroit plus adapté

Le palier 1 établi à 15.000 euros assurait quant à lui la "mise en place d’un accueil personnalisé", "l’aménagement de l’espace et des douches proposés pour l’intimité" et "des équipements disponibles (casiers, sèche-cheveux, miroirs)" ainsi que la "distribution de kits d’hygiène dédiés aux femmes".

Le Samu Social précise que la création d’un lieu destiné à l’hygiène qui soit réservé aux femmes en situation de grande précarité ou à la rue répond à des "difficultés que peuvent représenter pour elles des lieux de ce type", à savoir des endroits mixtes et très majoritairement fréquentés par les hommes et peu adaptés dans leur fonctionnement avec une durée d’accès aux douches limitée à 20 minutes et des équipements inadaptés au besoin d’intimité (peu d’espace individuel).

Paul Louis