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Arras, Colombes, Nice...: ces communes qui ont instauré un couvre-feu

A Nice, les forces de l'ordre tentent de faire respecter le couvre-feu instauré pour limiter la propagation du coronavirus, dans la nuit du 21 au 22 mars 2020

A Nice, les forces de l'ordre tentent de faire respecter le couvre-feu instauré pour limiter la propagation du coronavirus, dans la nuit du 21 au 22 mars 2020 - VALERY HACHE / AFP

Face au respect parfois approximatif des consignes de confinement par les Français, une dizaine de communes et un département dans sa globalité ont décidé d'instaurer un couvre-feu.

Lundi 16 mars, avec un ton grave, Emmanuel Macron a a annoncé l'entrée en vigueur de mesures strictes de confinement pour lutter contre la propagation du coronavirus sur le territoire national. Malgré ces consignes, de nombreux rassemblements ont été constatés cette semaine. Et si le gouvernement assure que la mise en place d'un couvre-feu général n'est pour le moment pas envisagée, plusieurs maires ont toutefois décidé de restreindre les déplacements de leurs habitants le soir et la nuit.

Dans le nord de la France, neuf communes concernées

A Arras, préfecture du Pas-de-Calais, un arrêté a été pris ce samedi, et restera en vigueur jusqu'au 31 mars inclus. Il est désormais interdit de circuler et/ou de se déplacer sur le territoire de la commune entre 22 heures et 5 heures, à l'exception des déplacements pour des motifs de santé ou pour des raisons professionnelles. Les sirènes de la ville ont retenti samedi à 22 heures pour marquer le début de l'application de cette mesure.

Deux communes du Bruaysis (Pas-de-Calais) ont sauté le pas ce dimanche. A Barlin et Nœux-les-Mines, le couvre-feu sera effectif dès ce soir à partir de 21 heures et jusqu'à 5 heures. Quatre autres communes devraient s'aligner lundi soir: Maisnil-lès-Ruitz, Ruitz, Houchin et Sains-en-Gohelle, rapporte La Voix du Nord.

A Hautmont, dans le département du Nord, le couvre-feu ne s'applique que pour les mineurs de 18 heures à 6 heures du matin, et sera en vigueur jusqu'au 30 avril. Le maire Joël Wilmotte justifie cet arrêté par le fait que "de nombreux troubles à l'ordre public mettant en cause des mineurs ont été constatés sur divers points du territoire communal, notamment dans le quartier du Bois du Quesnoy, dans le quartier des Exotiques, dans le quartier du Fort et en centre-ville" et que ces troubles "sont de nature à favoriser la propagation du virus Covid-19".

Dans la commune de Jeumont, également dans le Nord, les mineurs ont l'interdiction de se déplacer à partir de 19 heures.

En Île-de-France, un premier couvre-feu décrété à Colombes

"De 22 heures à 5 heures, le déplacement de toute personne hors de son domicile est formellement interdit sur l'ensemble du territoire communal", a annoncé samedi la maire de Colombes (Hauts-de-Seine). "Les polices municipales et nationales ont fait un comptage, il y a trop de monde dehors après une certaine heure, ce n'est pas normal", a expliqué l'équipe municipale au Parisien.

A Paris, si aucun couvre-feu n'a pour le moment été mis en place, la maire Anne Hidalgo a appelé les habitants "à rester absolument chez soi". Dans une interview accordée au Parisien, l'élue socialiste a estimé qu'il fallait "aller vers un confinement beaucoup plus sévère", car "chaque fois qu'on sort de chez soi, on met les autres en danger".

Un couvre-feu général dans les Alpes-Maritimes

Après les décisions des maires de Nice, Vallauris-Golf-Juan, Menton, Roquebrune-Cap-Martin et Mougins, le préfet des Alpes-Maritimes a décidé samedi d'instaurer un couvre-feu sur l'ensemble du département de 22 heures à 5 heures, et ce, "aussi longtemps que durera le confinement national", a indiqué le chef du cabinet du préfet.

Ailleurs en France

Des couvre-feux ont par ailleurs été instaurés dans les villes de Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales (de 20 heures à 6 heures), à Béziers et Montpellier, dans l'Hérault (de 22 heures à 5 heures), à Roquebrune-sur-Argens, dans le Var (de 22 heures à 5 heures), et à Charleville-Mézières, dans les Ardennes (de 22 heures à 6 heures).

En Vendée, où 159 personnes ont été verbalisées en 24 heures pour non-respect des règles de confinement, le préfet a déclaré samedi qu'il consultait les maires du département "sur d'éventuelles mesures de couvre-feu".

Mélanie Rostagnat