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ArcelorMittal : les syndicats attendent la nationalisation de Florange

Le site ArcelorMittal de Florange

Le site ArcelorMittal de Florange - -

Arnaud Montebourg recevra ce mercredi les syndicats du site ArcelorMittal de Florange qui espèrent être éclairés sur la situation. Alors que l’Etat n’a plus que deux jours pour trouver un repreneur, François Hollande a abordé la possibilité de nationaliser le site.

Nationalisera ? Nationalisera pas ? Les salariés du site ArcelorMittal de Florange devraient être vite fixés. A deux jours du délai laissé à l’Etat par le géant de l’acier pour trouver un repreneur à une partie du site sidérurgique, la tension monte. Mardi soir, François Hollande recevait à l’Elysée Lakshmi Mittal, le principal actionnaire du groupe, mais les deux hommes n’ont pas réussi à se mettre d’accord et le chef de l’Etat a demandé que les discussions se poursuivent jusqu’au dernier moment. Pour la première fois, le président a aussi abordé l’idée d’une nationalisation de l’entreprise, une proposition déjà faite par Arnaud Montebourg. Car si aucune décision n’est prise d’ici samedi, le groupe entend commencer les procédures pour fermer les installations. Mais l’idée de nationaliser a fait du chemin et a reçu le soutien du député UMP Henri Guaino, du président du MoDem François Bayrou, du coprésident du Parti de Gauche Jean-Luc Mélenchon ou encore de quarante députés PS qui ont signé un appel de soutien. « Il y a une sorte d'unité nationale qui se construit progressivement autour du projet de nationalisation temporaire », a déclaré mardi Arnaud Montebourg qui reçoit les syndicats ce mercredi.

« Je vois mal alors le gouvernement faire marche arrière »

Et les syndicats, justement, sont rassurés. « J’ai entièrement confiance en messieurs Hollande et Montebourg, affirme Walter Broccoli, délégué FO de Florange. J’ai entendu Arnaud Montebourg dire qu’il était prêt à aller jusqu’au bout, le président de la République aussi, on a vu les élus de droite, de gauche, nous soutenir jusqu’au bout, je vois mal aujourd’hui le gouvernement faire marche arrière. Pour nous, il n’y a aucun mystère : ou Mittal fait marche arrière, ou on nationalise ».

« On a besoin de sérieux »

Philippe Verbeke, délégué CGT ArcelorMittal, estime pour sa part qu’il faut repousser l’échéance, le temps de trouver une solution. « On demandera au gouvernement de faire en sorte de repousser cette échéance du 1er décembre auprès de Mittal, sinon, que va-t-il se passer ? On ne va pas régler l’affaire de Florange en 72 heures, il y a forcément besoin de repousser ce délai pour réfléchir à quelque chose de censé. On a besoin de sérieux sur cette affaire. On va avoir aussi une visibilité sur ce qu’a annoncé à demi-mot Arnaud Montebourg à l’Assemblée nationale, le fait qu’il y aurait deux marques d’intérêt sur Florange. Nous, on veut savoir exactement ce que c’est, sur le fond ».

M. Chaillot avec Jamila Zeghoudi