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Apostrophe interdite dans les prénoms: le parquet autorise le prénom Derc'hen

(Photo d'illustration)

(Photo d'illustration) - Philippe Huguen-AFP

Dans un communiqué ce vendredi soir, la cour d'appel de Rennes a annoncé que le parquet allait demander une rectification à l'état-civil pour que des parents puissent appeler leur enfant Derc'hen, chose qui leur avait été refusée à cause de l'apostrophe.

Le parquet va demander une rectification à l'état-civil pour un enfant que ses parents souhaitaient prénommer Derc'hen, ce qui leur avait été refusé en raison de l'apostrophe y figurant, a signalé vendredi soir un communiqué de la cour d'appel de Rennes.

"Des instructions destinées à autoriser l'utilisation de l'apostrophe dans le choix des prénoms vont être rapidement transmises à l'ensemble des procureurs de la République du ressort de la cour d'appel de Rennes" et, "à l'initiative du parquet", une rectification va être effectuée à l'état-civil afin que l'enfant puisse être enregistré sous le prénom de "Derc'hen", retenu par les parents, indique le communiqué du parquet.

Une circulaire de 2014 au centre des débats 

Ce refus de l'apostrophe avait été motivé par une circulaire de 2014. Celle-ci liste un certain nombre de signes, comme les accents, la cédille ou le tréma, pouvant être utilisés dans l'état-civil. "Il en résulte que la circulaire du 23 juillet 2014 ne statuant pas expressément sur l'utilisation de l'apostrophe et s'agissant en outre d'un signe orthographique d'utilisation courante, il peut être considéré que son emploi n'est pas formellement interdit", relève le parquet.

Le procureur général de Rennes, Jean-François Thony, avait annoncé mercredi qu'il allait "procéder, de manière précise et détaillée, à un nouvel examen de cette situation juridique, en lien avec l'administration centrale", à la suite du refus de la mairie de Rennes d'enregistrer en août dernier le prénom sous la forme retenue.

R.V. avec AFP