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85% des Français veulent des caméras dans les abattoirs

L'abattoir de Surgères (Charente-maritime) le 20 juin 2016. Photo d'illustration)

L'abattoir de Surgères (Charente-maritime) le 20 juin 2016. Photo d'illustration) - XAVIER LEOTY - AFP

Un sondage Ifop réalisé auprès de 1.000 personnes pour la Fondation Brigitte Bardot révèle que les Français sont massivement pour une surveillance filmée des pratiques dans les abattoirs.

Une écrasante majorité de Français, 85%, est favorable à l'installation de caméras de vidéosurveillance dans les abattoirs. C'est le résultat d'un sondage Ifop pour la Fondation Brigitte Bardot et l'association Droits des animaux publié ce 10 octobre. Il a été réalisé, en ligne, auprès de 1.000 personnes représentatives de la population française âgées de dix-huit ans et plus. 

Une écrasante majorité

Plus de la moitié des personnes interrogées (52%) se disent même "très favorables" à "la mise en place de la vidéosurveillance des abattoirs pour permettre le contrôle de la bonne application de la législation de protection animale et la sanction des auteurs de maltraitances ou d'actes de cruauté". 33% y sont "plutôt favorables".

Ils ne sont que 5% à n'y être "pas du tout favorables", et 10% "plutôt pas favorables". La vidéosurveillance figure parmi les 65 mesures destinées à diminuer la souffrance animale dans les abattoirs, préconisées fin septembre par la commission d'enquête sur les conditions d'abattage des animaux de boucherie, pilotée par le député Olivier Falorni. Elle avait proposé de rendre obligatoire l'installation de caméras dans toutes les zones des abattoirs dans lesquelles des animaux vivants sont manipulés.

Un débat très présent

En détaillant le profil des personnes interrogées, on s'aperçoit que, pour quelques pourcentages, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à souhaiter des caméras dans les abattoirs : 87% contre 82%. Les partisans de la vidéosurveillance sont particulièrement nombreux parmi les personnes âgées de 65 ans et plus: 89%. Les 35-49 ans constituent la catégorie la moins convaincue par cette mesure, avec quand même 81% de personnes favorables aux caméras. 

La population semble donc s'être fait un avis sur la question, très présente dans l'actualité ces derniers temps. En effet, depuis quelques mois, l'association L214, par exemple, publie régulièrement des vidéos provenant d'abattoirs et dénonçant les traitements des animaux entre les murs de ceux-ci. 

R.V avec AFP