BFMTV

565.000 euros de bijoux volés sans effraction chez le joaillier Mauboussin

La boutique de Mauboussin, l'un des grands noms de la haute joaillerie française, située Place Vendôme à Paris

La boutique de Mauboussin, l'un des grands noms de la haute joaillerie française, située Place Vendôme à Paris - Lionel Bonaventure / Afp

La maison Mauboussin, l'un des grands noms de la haute joaillerie française a été victime d'un détournement de bijoux d'une valeur de 565.000 euros. Le vol s'est déroulé sans effraction et sans que personne ne s'en aperçoive. Une salariée du joaillier de luxe a été mise en examen ce vendredi.

C'est un braquage d'un nouveau genre qui s'est produit chez Mauboussin. Pas d'arme ni de cagoule mais un procédé ingénieux qui aurait permis à une employée de subtiliser pour 565.000 euros de bijoux de janvier 2014 jusqu'à maintenant.

Des bijoux manquants mais une chambre forte inviolée

Les représentants du joaillier français ont porté plainte lundi 2 mars pour une disparition inexpliquée de plusieurs bijoux. C'est lors de l'inventaire de février, que les employés ont découvert la supercherie.

Les vérifications habituelles autour de la chambre forte ont montré que cette dernière était restée inviolée. L'analyse des listings de vente de l'année dernière par les services financiers, ont en revanche montré que la subtilisation des bijoux se serait déroulée grâce aux ventes en ligne. Révélée par le journal Le Parisien cette escroquerie a très certainement été réalisée par des employés de l'entreprise.

 Un système de fausses factures

Comment l'escroquerie a-t-elle fonctionné? Sur le site internet de Mauboussin, le bijou était acheté de façon habituelle et grâce à un système de fausses factures, plusieurs bijoux, au lieu d'un, étaient finalement livrés au destinataire.

"Pour en arriver à un tel niveau de sophistication, il fallait véritablement très bien connaître le circuit interne de flux des produits", relève une source du Parisien.

La personne mise en examen, responsable à la direction internet du joaillier, est donc soupçonnée d'avoir inclus, sans les facturer, des bijoux dans des commandes de clients entre janvier 2014 et le 1er février 2015.

Elle a été mise en examen pour abus de confiance, escroquerie et fausses factures. Laissée libre sous contrôle judiciaire, cette trentenaire a nié les faits lors de sa garde à vue.

A.G avec AFP