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4 femmes déjà verbalisées sur la plage de Cannes à cause de leur burkini

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- - Des naturistes en Croatie en 2011 - Illustration - Archives - AFP - HRVOJE POLAN

La mairie de Cannes a confirmé mardi 16 août que 10 femmes avaient déjà été contrôlées depuis l’entrée en vigueur de l’arrêté anti-burkini sur les plages de la ville le 28 juillet dernier. 

Parmi elles, six ont dû quitter la plage ou changer de tenue, quatre ont été verbalisées et ont écopé d'une amende de 38 euros. Le maire Les Républicains de Cannes David Lisnard précise:

"Une tenue de plage manifestant de manière ostentatoire une appartenance religieuse, alors que la France et les lieux de culte religieux sont actuellement la cible d'attaques terroristes, est de nature à créer des risques de troubles à l'ordre public (attroupements, échauffourées, etc.) qu'il est nécessaire de prévenir. Il ne s'agit pas d'interdire le port de signes religieux à la plage mais les tenues ostentatoires qui font référence à une allégeance à des mouvements terroristes qui nous font la guerre". 

Les associations de défense des droits de l'Homme réagissent

Pour rappel, deux associations envisagent de porter l'affaire devant les tribunaux. Le collectif contre l'islamophobie et la section locale Cannes-Grasse de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ont vivement réagi à la décision d'interdire le port d'un maillot de bain qui recouvre le corps, sur les plages de sa ville. 

Depuis, trois autres maires ont décidé de prendre un arrêté afin d'interdire le port du burkini sur les plages. Il s'agit des communes de Villeneuve-Loubet, Sisco en Corse et Le Touquet. Le maire de Villeneuve-Loubet, Lionnel Luca, a quant à lui précisé que seuls deux contrôles avaient déjà été signalés, mais qu'ils n'avaient mené à aucune contravention. Les deux femmes ont à chaque fois quitté la plage sans heurt. Il s'est exprimé suite au recours en référé déposé par la Ligue des droits de l'Homme contre son arrêté devant le tribunal de Nice : "C'est un comble que la LDH défende ceux qui sont à l'avant-garde de la charia et pour l'asservissement de la femme". 

la rédaction avec AFP