BFMTV

Titan Krios: l'Institut Pasteur s'offre l'un des microscopes les plus puissants au monde

Ce microscope, haut de presque quatre mètres et d'un coût de plusieurs millions d'euros, va permettre à l'institut français de préciser ses recherches jusqu'à l'atome.

Un gigantesque microscope pour observer l'infiniment petit. C'est la mission du microscope Titan Krios, récemment acquis par l'Institut Pasteur et inauguré ce jeudi. Décrit par l'institut dédié à la recherche médicale comme "le microscope le plus puissant du monde", l'appareil permet d'observer des molécules moins grandes qu'un nanomètre, soit… à l'échelle de l'atome.

France Inter, qui a pu voir ce microscope en avant-première, le décrit comme un imposant dispositif de 3,8m de haut. De son côté, Le Parisien précise qu'il faut deux jours pour allumer la machine. Malgré sa taille, la machine est sensible: elle est blindée contre les vibrations et les champs magnétiques. L'université de Pennsylvanie, qui s'en est doté en 2017, a tourné une vidéo lors de l'installation du microscope. 

Des échantillons cryogénisés

Les échantillons à observer sont d'abord cryogénisés dans de l'azote liquide puis introduits dans le microscope, jusqu'à 12 en même temps. Pas besoin de mettre son oeil tout en haut, les résultats sont transmis directement par ordinateur.

"Il y a une colonne de vide, sans air, ni gaz, rien. À l'intérieur, des électrons, accélérés par une forte tension électrique, transpercent l'échantillon, ce qui permet de le voir de façon très précise", explique au Parisien Dorit Hanein, une biologiste américaine qui a accompagnée l'arrivée du microscope.

Avec ce nouvel outil, les chercheurs de l'Institut Pasteur espèrent notamment améliorer leur compréhension des mécanismes moléculaires, analyser des cellules cancéreuses plus précisément, ou encore "travailler sur le VIH, comprendre pourquoi certaines personnes contaminées parviennent à se défendre sans médicament", explique le directeur de l'Institut Pasteur au quotidien.

Le coût du microscope de plusieurs millions d'euros a été en partie financé par une campagne participative. A l'époque, la fondation espérait 1,3 million d'euros de dons privés.

L.A.