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Réchauffement climatique: le Guardian intègre le taux de CO2 à son bulletin météo

Pollution de l'air visible à Londres, Royaume-Uni, en avril 2014. (Photo d'illustration)

Pollution de l'air visible à Londres, Royaume-Uni, en avril 2014. (Photo d'illustration) - Leon Neal - AFP

C'est un lecteur qui a donné l'idée au Guardian. Pour le journal britannique, c'est "un symbole de l'impact de l'activité humaine sur le climat".

C'est une courte colonne, coincée à droite de la météo du jour et sous les températures des jours à venir, mais une petite révolution. Le quotidien britannique The Guardian intègre depuis le samedi 5 avril la concentration de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère au bulletin météo de sa version papier.

​​​​​​"Aujourd'hui, le niveau de CO2 est le plus haut depuis plusieurs millions d'années. A l'époque, il faisait 3-4 degrés de plus, le niveau de la mer était 15-20 mètres plus haut et il y avait des arbres au Pôle Sud", rappelle le quotidien britannique. "Pire, des milliards de tonnes de pollution au carbone continuent à être déversées dans l'air chaque année, et ce 10 fois plus vite qu'il y a 66 millions d'années".

L'idée vient en réalité d'un lecteur, Daniel Scharf, qui a encouragé le Guardian à inclure des informations sur le réchauffement climatique dans son bulletin météo. "Intégrer une telle mesure à notre météo est un symbole de l'impact de l'activité humaine sur le climat", développe la rédactrice en chef Katharine Viner.

Afin que les lecteurs puissent bien saisir cette nouvelle donnée, le journal ajoute d'autres mesures de référence: la moyenne de la semaine précédente, le relevé du même jour les années précédentes, le taux de l'ère pré-industrielle et un niveau "idéal" de 350ppm (partie par million), proposé en 2008 par un ancien physicien de la NASA. La concentration de CO2 dans l'atmosphère est mesurée à l'observatoire de Mauna Loa à Hawaï.

Liv Audigane