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Mathématiques: le niveau des élèves de CM2 continue de baisser

Dans une école de Quimper, le 4 septembre 2017. (photo d'illustration)

Dans une école de Quimper, le 4 septembre 2017. (photo d'illustration) - Fred Tanneau - AFP

En 2017, les jeunes élèves étaient beaucoup moins doués en calcul et en résolution de problèmes que trente ans auparavant.

Le niveau des élèves de CM2 en calcul a baissé entre 2007 et 2017, selon une étude révélée vendredi par la Depp, l'agence des statistiques du ministère de l'Éducation. Une diminution qui confirme une tendance amorcée trente ans plus tôt.

Initiée en 1987, cette enquête avait déjà fait ressortir une forte baisse des performances des élèves entre 1987 et 1999. La tendance s'était atténuée entre 1999 et 2007. "Dix ans plus tard, on assiste à une baisse des performances des élèves, moins marquée cependant qu'entre 1987 et 1999", souligne l'étude.

Une baisse de niveau dans tous les domaines

Additions, soustractions, divisions, multiplications, problèmes... En trente ans, l’enquête de la Depp révèle une baisse générale du niveau des élèves de CM2 dans tous les domaines des mathématiques. En 1987, leur taux de réussite moyen pour les additions s'élevaient par exemple à 90%. Il est ensuite passé à 77% en 2007, puis à 69% en 2017. Même conclusion pour les soustractions, dont le taux de réussite moyen en 1987 était de 83%. En 2017, il était tombé à 55%.

Cette baisse de niveau chez les élèves de CM2 est encore plus marquée lorsqu’il s’agit des divisions. Si le taux de réussite s’élevait à 74% en 1987, il est ensuite tombé à 43% en 2007, puis seulement 37% en 2017. Du côté des problèmes, le taux de réussite ne s’élève qu’à 32% en 2017. Soit 20% de moins que trente ans auparavant.

De meilleurs résultats chez les garçons et les classes sociales favorisées

L’étude de la Depp précise également que lors de chaque enquête, les garçons obtenaient en moyenne de meilleurs résultats que les filles. De même que les enfants d’origine sociale favorisée, qui réussissent beaucoup mieux que les élèves de CM2 venant des milieux les plus défavorisés. Ces derniers, note l’étude, présentent les performances les plus faibles.

À noter que pour que les résultats soient comparables dans le temps, l’étude a tiré au sort des échantillons représentatifs et les consignes de passation et de correction des épreuves ont été répercutées à l'identique pour les quatre moments d'évaluation.

Juliette Mitoyen avec AFP