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Les îles Tonga dévastées par le cyclone Gita

Photo fournie le 13 février 2018 par John Pulu de Tagata Pasifika montrant les dégâts provoqués par le passage du cyclone Gita à Nuku'alofa, la capitale de l'archipel des Tonga

Photo fournie le 13 février 2018 par John Pulu de Tagata Pasifika montrant les dégâts provoqués par le passage du cyclone Gita à Nuku'alofa, la capitale de l'archipel des Tonga - John PULU, JOHN PULU/AFP

Toits et arbres arrachés, inondations: le passage du cyclone Gita sur l'archipel des Tonga a fait de nombreux dégâts mais par chance, aucune victime n'est à déplorer.

Des toitures arrachées, des lignes électriques à terre et des inondations... L'archipel des îles Tonga, dans l'océan Pacifique, découvre ce mardi l'ampleur des dégâts après le passage du puissant cylone Gita, qui n'a cependant fait aucun mort.

"La pire situation que j'aie connue"

Accompagné de vents atteignant 230 km/h et de pluies diluviennes, Gita, qui avait amené les autorités à déclarer l'état d'urgence, est passé juste au sud de la capitale Nuku'alofa sans l'atteindre directement.

"La nuit a été particulièrement mauvaise", a raconté Graham Kenna, un responsable du Bureau national des urgences, à Radio New Zealand. "Je travaille dans les secours depuis plus de trente ans et c'est la pire situation que j'aie connue", a-t-il ajouté.

Le Parlement sérieusement endommagé

Ce responsable a expliqué que l'armée avait été mobilisée pour venir en aide à la population, dégager les routes et évaluer les dommages, mais qu'il était d'ores et déjà clair que le cyclone avait provoqué d'importantes destructions à Nuku'alofa.

Des bâtiments historiques de la capitale, y compris certaines parties du Parlement des Tonga, ont été sérieusement endommagés et l'aéroport international a fermé.

Cyclone Gita
Cyclone Gita © Laurence CHU , AFP

Même le Service national météorologique a perdu son toit et demandé aux autorités fidjiennes de se charger des alertes météo. La situation aurait pu être encore plus grave si le cyclone avait atteint la catégorie cinq, comme le redoutaient les autorités. Mardi après-midi, on ne faisait état d'aucun décès.

41 centres d'évacuation

La tempête a privé de courant lundi soir l'île principale de Tongatapu, peuplée de 75.000 habitants. Plus de 3000 personnes ont trouvé refuge dans 41 centres d'évacuation, a indiqué la police.

"Le toit de quelqu'un a atterri dans mon jardin... Certains des bâtiments historiques qui ont plus de cent ans ont été gravement endommagés", raconte Graham Kenna.

La menace toujours pas écartée

La menace Gita n'est pas complètement passée car la tempête pourrait atteindre la catégorie cinq en se dirigeant vers le groupe d'îles fidjiennes reculé et peu peuplé d'Ono-i-Lau.

Philip Duncan, prévisionniste en chef des services météorologiques néo-zélandais, a indiqué que la tempête pourrait ensuite se diriger vers l'île australienne de Norfolk et la Nouvelle-Calédonie, avant de se dissiper sur la Nouvelle-Zélande la semaine prochaine.

Le cyclone a déjà semé le chaos dans les îles voisines des Samoa, provoquant des inondations et de nombreuses coupures d'électricité. En 2016, le cyclone Winston avait tué 44 personnes aux îles Fidji et, en 2015, le cyclone Pam avait fait 11 morts et endommagé 65.000 maisons au Vanuatu.

M. F. avec AFP