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Une innovation va permettre d'augmenter les greffes de poumon

Un chirurgien enfile des gants avant d'opérer un patient, en novembre 2003 à Paris.

Un chirurgien enfile des gants avant d'opérer un patient, en novembre 2003 à Paris. - MARTIN BUREAU - AFP

L'hôpital Foch à Suresnes a développé une nouvelle technique de réhabilitation de poumons jugés de mauvaise qualité. Une méthode qui permettrait d'augmenter le nombre de transplantations.

C'est un nouvel espoir pour les malades. L'hôpital Foch à Suresnes vient de valider une nouvelle technique capable de rendre viable des poumons qui étaient jusqu'alors refusés pour la greffe. Cette avancée permettrait d'augmenter le nombre de transplantations et donc de réduire nettement les délais d'attente pour les patients. 

Un taux de survie de 90%

La première transplantation de ce type réalisée le 12 avril 2011 a été un franc succès. "Elle a en effet permis en 2011 et 2012 de réaliser 24 greffes supplémentaires à l’hôpital Foch, avec des taux de réussite et de survie équivalents aux transplantations classiques", explique un communiqué. "On est à plus de 90 % de survie aujourd’hui", se félicite le docteur Edouard Sage, chirurgien thoracique à l'hôpital Foch de Suresnes auprès France Info.

15.000 euros de frais supplémentaires

Chaque année en France, entre 300 et 400 greffes sont nécessaires mais seulement 60 à 80 poumons répondaient jusqu'alors aux critères de greffes, rapporte France Info. Mais cette innovation, qui entend révolutionner la vie des malades, engendre un coût supplémentaire de 15.000 euros, actuellement pris en charge par les associations de patients, précise le site.

Aurore Coulaud