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Une découverte scientifique pour combattre la calvitie

Des membres de l'Association Internationale des Chauves réunis à Fontainebleau.

Des membres de l'Association Internationale des Chauves réunis à Fontainebleau. - JEAN-LOUP GAUTREAU / AFP

Alors qu'ils effectuaient des recherches sur la régénération de la peau, des chercheurs de l'université de San Francisco ont découvert que certaines cellules de notre système immunitaire jouent un rôle capital dans la repousse capillaire.

Passé les 55 ans, l'alopécie touche un homme sur deux. Et malheureusement, cette perte de cheveux semble quasi irréversible. Alors qu'ils effectuaient des recherches sur la régénération de la peau, des chercheurs de l'Université de Californie à San Francisco (UCSF) ont fait une étonnante et prometteuse découverte. Le professeur Michael Rosenblum et son équipe ont déterminé que lymphocytes T régulateurs, soit des cellules de notre système immunitaire qui contrôlent l'inflammation, jouent "un rôle clé dans la régénération des follicules pileux."

Ces "cellules T" sont censées veiller à ce que d'autres parties de notre système immunitaire n'excèdent pas leur fonction de contrôle. Quand ces cellules régulatrices dysfonctionnent, de graves maladies auto-immunes peuvent apparaître, et aussi certaines allergies.

Comme souvent en sciences, une découverte fortuite

Jusqu'à maintenant, seul le rôle des cellules souches avait été mis en avant. Or, les scientifiques se sont aperçus que "le nombre de grappes de cellules T actives" abonde quand les cellules souches aboutissent à la formation d'un nouveau cheveu. Ce sont donc les deux types de cellules associés, qui favorisent la repousse.

"Nous pensons que les cellules immunitaires entrent dans un tissu pour lutter contre les infections, tandis que les cellules souches sont là pour régénérer le tissu après qu'il a été endommagé", indique Dr Rosenblum.

"Ce que nous avons trouvé ici, c'est que les cellules souches et les cellules immunitaires doivent travailler ensemble pour rendre possible la régénération".

C'est en étudiant la cicatrisation de plaies sur des souris que les chercheurs ont réalisé leur trouvaille. "Nous avons rasé les souris et retiré les cellules responsables de l'inflammation. Et nous avons "constaté qu'en l'absence de ces cellules, les poils ne repoussaient pas", explique Michael Rosenblum.

David Namias