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Terrains de sports synthétiques: le gouvernement confirme qu'il saisit l'Anses

Un enfant joue au football sur du gazon artificiel en Croatie en avril 2016

Un enfant joue au football sur du gazon artificiel en Croatie en avril 2016 - AFP

Comme nous vous le révélions le 7 février, le gouvernement va saisir l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation au sujet de l'utilisation de caoutchoucs recyclés dans la fabrication de terrains de sports synthétiques. 

Dans un communiqué, les ministères de la Transition écologie, de la Santé, des Sports, de l'Economie, du Travail et de l'Agriculture s'inquiètent d'éventuels risques liés "à l'utilisation des granulats de caoutchoucs recyclés". "En particulier dans le cadre de leur utilisation comme terrains de sport et aires de jeux pour les enfants", précise le texte. 

Le communiqué précise toutefois que l'Agence européenne des produits chimiques a conclu à un faible niveau de préoccupation, "au vu des concentrations d'hydrocarbures aromatiques polycycliques mesurées dans les granulés en dessous des limites de concentration réglementaires". 

Peu d'études disponibles

L'Anses doit donc désormais analyser les données et études disponibles sur la question. Mais difficile de trouver des études scientifiques récentes sur la sûreté ou la toxicité de ces billes de pneus qui composent terrains de jeux, de football ou encore de basket. En France, les rares études souvent partielles se veulent rassurantes.

Une étude réalisée en 2008 a conclu à "un bilan favorable aux gazons synthétiques", selon le ministère des Sports, interpellé sur le sujet en 2013. Mais à l'étranger, on est moins optimiste. Dès 2007, un rapport du bureau californien d'évaluation des risques en santé environnementale sur les effets sur la santé de l'utilisation de pneus usagés recyclés dans les produits de pistes et plateaux sportifs concluait que 49 produits chimiques pouvaient être libérés. La même année, une étude réalisée pour l'ONG Environment and Human Health, Inc. arrivait aux mêmes conclusions.

I.V.