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Sanofi lance la dernière phase d'essais pour son vaccin anti-covid

Le titre Sanofi recule après le revers sur le vaccin

Le titre Sanofi recule après le revers sur le vaccin - AFP

Le groupe pharmaceutique français table toujours sur une approbation de son candidat vaccin au quatrième trimestre de cette année.

Nouvelle étape pour le candidat vaccinanti-covid du français Sanofi allié avec GSK. Le groupe pharmaceutique annonce en effet le lancement d'une étude de phase 3, soit la dernière phase d'essai.

"Sanofi et GSK débutent une étude internationale de phase 3 pour évaluer l'efficacité de leur candidat-vaccin contre (le) Covid-19", a déclaré dans un communiqué le groupe français, dix jours après l'annonce de résultats encourageants à l'issue de premiers essais.

Protéine recombinante

Les essais de phase 1 et 2 sont les premiers à être effectués sur l'Homme dans le cadre du développement d'un traitement. Ils visent à vérifier qu'il n'est pas dangereux et à donner de premiers éléments sur son efficacité mais c'est la phase 3, réalisée sur bien plus de patients, qui permet de déterminer s'il est vraiment efficace.

Ils seront effectués auprès de quelque 35.000 personnes dans de multiples pays, dont les Etats-Unis.

Le groupe table toujours sur une approbation de son candidat vaccin au quatrième trimestre de cette année, sous réserve de résultats positifs de cette dernière étude et des évaluations réglementaires. Cela signifie que, dans le meilleur des cas, le vaccin de Sanofi sera lancé près d'un an après les premiers vaccins distribués dans le monde occidental contre le coronavirus

Ce projet de vaccin fonctionne sur la base d'une protéine recombinante contrairement aux vaccins proposés par Moderna et Pfizer qui s'appuient sur l'ARN messager. Mais son développement a pris plusieurs mois de retard par rapport au calendrier prévu.

Sur BFMTV, Olivier Bogillot, le président France du laboratoire déclarait: "Sanofi est le seul laboratoire qui a deux candidats vaccins en développement avec notre propre recherche interne, rappelle Olivier Bogillot. On n'est pas passé par une biotech on travaille vraiment avec nos propres chercheurs (NDLR. le vaccin à ARN messager est devéloppé en partenariat avec la biotech Translate Bio). La science c'est une leçon d'humilité: vous vous lancez, d'autres arrivent plus vite, je les félicite, mais on aura un vaccin français."

Olivier Chicheportiche avec AFP