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Saisies record de drogue et de tabac en France en 2010

"L'économie criminelle" a été privée en 2010 d'1,2 milliard d'euros de revenus par les douanes françaises grâce à une coopération internationale accrue, selon le ministère du Budget. /Photo d'archives/REUTERS

"L'économie criminelle" a été privée en 2010 d'1,2 milliard d'euros de revenus par les douanes françaises grâce à une coopération internationale accrue, selon le ministère du Budget. /Photo d'archives/REUTERS - -

PARIS (Reuters) - "L'économie criminelle" a été privée en 2010 d'1,2 milliard d'euros de revenus par les douanes françaises grâce à une...

PARIS (Reuters) - "L'économie criminelle" a été privée en 2010 d'1,2 milliard d'euros de revenus par les douanes françaises grâce à une coopération internationale accrue, a annoncé jeudi le ministère du Budget.

Les douanes ont ainsi réalisé leur "meilleur résultat de ces 20 dernières années" dans le domaine de la lutte contre le trafic de tabac et de cigarettes, lit-on dans un communiqué.

Elles ont ainsi intercepté 350 tonnes de cigarettes (+30% sur un an) pour une valeur totale de 81 millions d'euros, a souligné le ministre du Budget François Baroin lors du bilan annuel des douanes.

Les douanes ont également saisi en 2010 36 tonnes de stupéfiants, soit 309 millions d'euros sur le marché de gros.

C'est "la troisième meilleure performance douanière de ces dix dernières années", indique le ministre du Budget

Les saisies de cocaïne ont atteint le même "niveau historique" qu'en 2009 avec 5,1 tonnes, dont 3 sur le marché national.

Les saisies de drogues de synthèse (LSD, ecstasy, méthadone, etc) sont également en forte progression en 2010. Les douaniers ont mis la main sur 24.600 doses de LSD contre 4.300 en 2009, 983.000 doses d'ecstasy (29.000 en 2009) et 16.800 doses de méthadone (6.000).

En revanche, la tendance à la baisse des saisies de résine de cannabis se confirme, avec 27 tonnes.

Les douaniers ont saisi parallèlement 6,2 millions d'articles contrefaits, moins qu'en 2009, mais d'une valeur supérieure (421 millions d'euros).

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse