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Reims, Nice, Nancy: ces mairies qui militent pour durcir les mesures sanitaires face au Covid-19

Face à une aggravation des indicateurs épidémiologiques sur leur territoire, plusieurs élus réclament de nouvelles restrictions ainsi que l'avancement de la campagne de vaccination.

Alors qu'un nouveau conseil de défense consacré au coronavirus doit se tenir mardi à l'Élysée, plusieurs élus veulent une réaction rapide de l'exécutif alors que les contaminations repartent à la hausse dans plusieurs régions du pays.

À Nice, le maire LR Christian Estrosi a tenu ce lundi un conseil local pour faire le point sur la situation sanitaire dans les Alpes-Maritimes: 35 personnes se trouvent actuellement dans les services de réanimation et 160 patients sont hospitalisés pour une infection à Covid-19 dans le département.

Estrosi plaide pour plus de contrôles avec Monaco

Conséquences: l'édile veut de nouvelles restrictions pour les Alpes-Maritimes dont la limitation des déplacements avec la principauté Monaco où les restaurants sont ouverts bien qu'étant des lieux à risque. Christian Estrosi souhaiterait que seules les personnes exerçant leur activité professionnelle sur le Rocher puissent s'y rendre avec pour objectif de mettre fin aux "déplacements de confort".

Le maire plaide également la réciprocité de la quarantaine entre la France et l'Italie, celle-ci ne s'appliquant pas pour les Italiens se rendant en France. Autre réclamation: un test PCR obligatoire pour tous les voyageurs débarquant à l'aéroport de Nice. Enfin Christian Estrosi milite pour que soit immédiatement avancée à aujourd'hui la campagne de vaccination dans le département et que le couvre-feu puisse être davantage étendu.

"Nous ne souhaitons pas d'un nouveau confinement car la population souffre suffisamment des mesures de privations déjà imposées", a malgré tout indiqué le maire de Nice en dépit de l'aggravation du taux d'incidence relevé dans le département.

Un confinement local "inéluctable" pour le maire de Nancy

La situation s'aggrave également la région du Grand Est. Le maire PS de Nancy, Matthieu Klein, a jugé pour sa part qu'un reconfinement local était "inéluctable" pour endiguer l'épidémie sans pour autant donner un périmètre précis à cette mesure sanitaire draconienne.

"Dans le Grand Est, et particulièrement en Lorraine et à Nancy [...] la circulation du virus s'est accélérée fortement depuis quinze jours, trois semaines", a relevé l'élu en précisant que les patients Covid-19 occupent désormais "la moitié des lits de réanimation".

Là encore, le maire demande à ce que la campagne de vaccination puisse débuter dès que possible dans les régions les plus touchées par l'épidémie.

Pour le maire de Reims, il faut reconfiner avant la rentrée

La semaine dernière, c'est Arnaud Robinet, le maire LR de Reims qui avait proposé un reconfinement national ou territorial dès le 25 ou le 26 décembre dernier "jusqu'à la rentrée, c'est-à-dire jusqu'au 3 ou 4 janvier".

"Profitons de cette période de vacances scolaires juste après Noël et jusqu'à la rentrée pour reconfiner et permettre un retour à la vie presque normale à la rentrée. [...] Il faut avoir la franchise vis-à-vis de nos concitoyens et leur dire qu'au vu de la situation actuelle, rien n'est possible aujourd'hui", avait alors expliqué Arnaud Robinet sur France Info, estimant que les échanges transfrontaliers concouraient à la flambée épidémique dans le Grand-Est. Un appel qu'il a réitéré ce jour sur sa page Facebook.

Dans un entretien accordé dans la dernière édition du JDD, le ministre de la Santé Olivier Véran a estimé que l'instauration d'un troisième confinement n'était pas une piste à exclure en cas d'aggravation de la situation sanitaire, crainte à l'issue des fêtes de fin d'année.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV