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Positif au coronavirus, un couple originaire de Seine-et-Marne bloqué dans son hôtel au Portugal depuis un mois

André et Annick sont confinés dans leur chambre depuis leur arrivée sur l'île de Madère, le 7 octobre. Isolés, ils déplorent un manque de considération et de communication et demandent à ce qu'on les aide à sortir de l'impasse.

Leurs vacances auront donc tourné au cauchemar. André et Annick, un couple de Seine-et-Marnais, se sont envolés vers Madère le 7 octobre. Ils n'ont pas eu le temps de visiter l'île portugaise: testés positifs au Covid-19 à leur arrivée, ils ont été placés en confinement. Quinze jours plus tard, le couple était à nouveau déclaré positif. Voilà désormais quatre semaines qu'André et Annick sont bloqués dans leur chambre d'hôtel de 18m2.

"Pour une chambre de vacances, ce serait parfait, témoigne André sur l'antenne de BFM Paris. Quand on est confinés, c'est un peu long."

"Le service hôtelier nous porte des paniers repas matin, midi et soir, poursuit-il. Les gens déposent le colis près de la porte dans le couloir, tapent à la porte et on doit attendre cinq minutes pour éviter d'être en contact avec le personnel (...) On ne peut absolument pas sortir."

Privé de promenades et contraint à manger dans la chambre, le couple vit dans des conditions d'hygiène dégradées. "Depuis quatre semaines, il n'y a aucun ménage de fait", tonne André.

"On n'aura aucun avion pour rentrer"

L'intéressé pointe en outre un défaut de communication. "On ne voit personne, déplore-t-il. Quand on nous communique les résultats des tests, c'est par téléphone, de façon anonyme. Quelqu'un nous parle en anglais. On ne sait ni le nom, ni le titre de la personne (...) On nous dit 'C'est le docteur qui a décidé de vous maintenir en confinement'".

Le couple assure avoir contacté le consulat et l'ambassade - "qui exprime beaucoup de compassion à notre situation" - pour sortir de l'impasse. "Mais aucune action n'est proposée".

En attendant leur prochain test, prévu le 5 novembre, les deux Seine-et-Marnais s'inquiètent quant à leur retour en France. "Les avions font des rotations. Ils partent le matin et ils rentrent le soir. On n'aura aucun avion pour rentrer", se désolé André. Pis, explique-t-il, "le ministre en charge des affaires de l'île de Madère a émis l'idée de pouvoir fermer l'aéroport" si la situation sanitaire venait à se dégrader.

Florian Bouhot Journaliste BFM Régions