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Nouveau foyer épidémique en Dordogne: pas de nouveau cas, l'ARS juge la situation "maîtrisée"

Eglise-Neuve-de-Vergt, en Dordogne

Eglise-Neuve-de-Vergt, en Dordogne - Georges Gobet - AFP

Symbole de l'inquiétude autour du déconfinement qui s'apprête à débuter ce lundi en France, un nouveau "cluster" a été découvert ces derniers jours à Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, à la suite d'obsèques. Sur les 127 personnes testées, les derniers résultats ont été dévoilés ce dimanche.

S'agit-il d'un avertissement sans frais, alors que la France entame ce lundi son déconfinement? L'Agence régionale de santé (ARS) Nouvelle-Aquitaine fait part de sa satisfaction, ce dimanche, après que les derniers résultats des dépistages concernés par le nouveau foyer épidémique détecté en Dordogne sont tombés. Parmi les 127 personnes testées depuis qu'un premier malade a été repéré le 30 avril dernier, 43 résultats manquaient encore aux autorités sanitaires. Ils se sont tous avérés négatifs, révèle l'ARS ce dimanche dans un communiqué. 

En tout, ce dépistage a permis de retrouver 9 personnes positives au Covid-19, en grande partie des personnes issues de la même famille que le premier patient repéré fin avril.

"Aucun cas n’étant grave, les patients n’ont pas été hospitalisés, mais ont été immédiatement isolées à domicile" précise l'Agence régionale de santé.

Comme déjà annoncé samedi, 12 personnes dépistées négatives ayant eu un contact avec une personne malade dans les 7 derniers jours seront de nouveau testées au cours de la semaine à venir.

Le "relâchement" pointé du doigt

Pour rappel, ce nouveau cluster a été identifié après l'organisation d'obsèques fin avril dans le petit village d'Eglise-Neuve-de-Vergt, près de Périgueux, dans un département classé "vert" par les autorités. Si la cérémonie religieuse s'est déroulée selon les règles de la distanciation sociale imposées par le confinement, il n'en aurait pas été de même lors de deux rassemblements au funérarium et lors d'une réunion familiale ou beaucoup de personnes se seraient alors croisées.

"C'est vraiment l'illustration de ce que l'on ne souhaite pas vivre dans les trois semaines (...): relâchement, réunions familiales, enfants, petits-enfants, grands-parents, voisins-voisines..." a dénoncé dès vendredi le préfet de Dordogne, Frédéric Périssat. "On se retrouve à une trentaine et, au bout du compte, une seule personne va contaminer un nombre très significatif et derrière, ça va mobiliser beaucoup de monde" en dépistages.

Jé. M. avec AFP