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Masque obligatoire dans les lieux publics dès lundi: ce qu'il faut savoir

Le chef de l'Etat avait annoncé que l'obligation de porter un masque entrerait en vigueur le 1er août. Mais cela a été avancé à ce lundi 20 juillet.

Emmanuel Macron l'avait annoncé, Jean Castex confirmé, et Olivier Véran a détaillé. Ce samedi, le ministre de la Santé a indiqué que le port du masque serait obligatoire dès lundi dans les lieux publics clos.

Voici ce qu'il faut savoir sur cette mesure qui s'applique à partir ce lundi 20 juillet.

> Où le masque sera-t-il vraiment obligatoire?

L'exécutif a fait savoir que le port du masque sera obligatoire dans les "lieux publics". Olivier Véran a précisé dans un tweet samedi qu'il s'agissait des lieux publics clos, comme "les commerces, établissements recevant du public, marchés couverts, banques". Tout en ajoutant que "gestes barrières et dépistage restent essentiels pour lutter efficacement contre le virus".

De fait, dans les salles de cinéma, ou les bars et restaurants, le port est déjà obligatoire. Dans ces situations, le masque sera imposé pour la circulation mais pas en statique au moment de la consommation

Dans certains lieux, la mesure n'est pas encore claire, et le décret à venir doit préciser les contours de l'obligation, comme dans les salles de sports ou les lieux de culte.

> Et dans les entreprises?

Les entreprises ne devraient pas être concernées par le décret sur le port obligatoire du masque. Auprès du Parisien, le Premier ministre avait indiqué que cela devrait être géré "au cas par cas, en fonction des situations".

Les entreprises devront continuer à respecter les protocoles sanitaires mis en place à la sortie du confinement, comme le respect des règles de distanciation physique (le ministère du Travail parle d'un mètre au minimum), des gestes barrières et la mise à disposition de savons, gels et mouchoirs. Selon le ministère du Travail et de l'Emploi, "les réunions doivent être limitées au strict nécessaire" comme "les regroupements de salariés dans des espaces réduits".

> Le non-respect de la mesure sera-t-il sanctionné?

Selon nos informations, l'amende sera une contravention de quatrième classe, sanctionné donc par 135 euros. D'après Le Parisien, "des contrôles inopinés seront diligentés pour faire suivre cette règle."

> Va-t-on avoir des problèmes d'approvisionnement?

A priori, il n'y a pas de risque de pénurie. Début juillet, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l'Économie, expliquait que la France avait une capacité de production de 500 millions de masques par semaine. Les entreprises ont désormais l'obligation d'avoir dix semaines de stocks de masques pour leurs salariés en prévision d'une nouvelle crise épidémique.

https://twitter.com/ivalerio Ivan Valerio Directeur adjoint de la rédaction BFMTV.com