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Le gouvernement entend diminuer de 15% l'obésité chez les adultes d'ici 2023

En France, près de la moitié des adultes et 17 % des enfants sont en surpoids, avec respectivement 17 % et 4 % de taux d’obésité parmi ces publics.

En France, près de la moitié des adultes et 17 % des enfants sont en surpoids, avec respectivement 17 % et 4 % de taux d’obésité parmi ces publics. - iStock - monkeybusinessimages

En France, près de la moitié des adultes et 17% des enfants sont en surpoids, avec respectivement 17% et 4% de taux d’obésité parmi ces publics. Une situation que le gouvernement veut résorber.

"Diminuer de 15% l’obésité et stabiliser le surpoids chez les adultes", est l'un des grands objectifs fixés par le 2ème Comité interministériel sur les questions de santé (CIS), cru 2019. Le gouvernement a annoncé lundi avoir en ligne de mire pour cette année l’activité physique, l’alimentation et la lutte contre l’obésité.

"En France, près de la moitié des adultes et 17% des enfants sont en surpoids, avec respectivement 17% et 4% de taux d’obésité parmi ces publics", peut-on lire dans le communiqué du CIS, qui explique que les personnes défavorisées sont en moyenne plus touchées par cette maladie.

Le gouvernement entend donc diminuer de 15% l'obésité chez les Français adultes d'ici 2023, "et stabiliser le surpoids". Une grande place est faite aux jeunes dans cette lutte, et l'État compte ainsi "diminuer de 20% le surpoids et l’obésité chez les enfants et les adolescents". Les complications associées à l'obésité sont notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

L'alimentation au coeur du débat

Le gouvernement veut accentuer et améliorer la prise en charge des personnes obèses ou à risque de le devenir, promouvoir davantage les activités sportives mais surtout, améliorer l'alimentation distribuée.

L'un des objectifs est d'augmenter "les fibres, réduire les quantités de sel, sucres, gras dans les aliments de consommation courante par un engagement ferme des acteurs économiques dès 2020 et promouvoir le Nutri-Score [catégorisation par couleurs des aliments selon leurs apports], afin d’améliorer la qualité nutritionnelle de tous les aliments transformés".

Dernièrement, l'Assemblée nationale a rendu obligatoire l'affichage de ce Nutri-Score sur tous les supports publicitaires pour les denrées alimentaires. Un texte qui entre en résonance avec un des objectifs du CIS: "Protéger les enfants et les adolescents d’une exposition à la publicité pour des aliments et boissons non recommandés".

Le journal Les Echos rappelle toutefois que le Nutri-Score "ne peut être rendu obligatoire, car ce serait contraire à la libre circulation des marchandises en Europe". Les grands groupes agroalimentaires peuvent ainsi se passer de cet affichage sur leurs produits, même si le gouvernement assure que "plus de 100 entreprises se sont mobilisées en France pour apposer le Nutri-Score sur leurs emballages alimentaires".

Les enfants particulièrement visés

L'objectif de lutte contre l'obésité vise particulièrement les enfants, avec un volet complet qui concerne la prévention de l'obésité. Le gouvernement souhaite par exemple développer pour les enfants de 3 à 8 ans à risque d’obésité la "Mission Retrouve ton cap", et OBEPEDIA, pour les enfants et adolescents atteints d’obésité sévère.

La "Mission retrouve ton cap" est déjà en essai, par exemple sur l'île de la Réunion, où "14,3% des enfants en grande section de maternelle sont en surpoids", selon l'Agence de Santé. "Cet accompagnement commence par un bilan diététique qui est éventuellement complété par d’autres bilans – d’activité physique et/ou psychologique", explique le site.

Ces nouvelles mesures ont également pour objectif de réduire les inégalités entre les classes sociales, car actuellement, "dès l’âge de six ans, les enfants d’ouvriers sont 4 fois plus touchés par l’obésité que les enfants de cadres". "Être en bonne santé ne doit pas être le privilège de quelques-uns, mais une véritable chance pour tous", assure le gouvernement.

Salomé Vincendon