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La gastro-entérite signe son grand retour

Un médecin consulte une patiente qui a les symptôme de la gastro-entérite

Un médecin consulte une patiente qui a les symptôme de la gastro-entérite - PATRICK BERNARD / AFP

La gastro-entérite, qui attend généralement les fêtes de fin d'année pour se déclarer, débute plus tôt en 2018. Depuis la mi-novembre, plusieurs régions sont touchées par l'épidémie.

Nausées, diarrhées, crampes abdominales, maux de tête, fatigue... Aucun doute, la gastro-entérite est bien de retour. Normalement attendue en hiver, cette infection du système digestif pointe le bout de son nez plus tôt cette année, notamment en raison des faibles températures qui touchent la France depuis plusieurs jours.

Le froid a pour conséquences d'affaiblir les défenses immunitaires, et surtout de pousser les individus à fermer leurs fenêtres tout au long de la journée. Ce manque d'aération dans l'habitat favorise la prolifération des bactéries, et multiplie ainsi le risque de contracter une gastro-entérite.

Deux régions particulièrement touchées

Selon le dernier rapport du réseau de veille sanitaire Sentinelles, deux régions sont passées au-dessus du seuil épidémique de diarrhée aiguë la semaine passée, qui était établi à 162 cas pour 100.000 habitants pendant cette période. Il s'agit des Hauts-de-France, qui comptabilisent 286 cas pour 100.000 habitants, et du Grand Est, avec 162 cas pour 100.000 habitants. 

La région Auvergne-Rhône-Alpes n'est pour sa part pas encore atteinte officiellement par l'épidémie, mais se rapproche dangereusement du seuil (152/100.000). La semaine d'avant, l'Ile-de-France et le Pays de la Loire étaient aussi concernés, avec des statistiques bien supérieures au seuil épidémique.

Bulletin du réseau Sentinelles du 21/11/18
Bulletin du réseau Sentinelles du 21/11/18 © Capture d'écran / Sentinelles

Conseils pour éviter de l'attraper

Face à cette arrivée du virus, plusieurs précautions peuvent être prises pour éviter d'être affecté. Un pharmacien conseillait en 2016 sur notre antenne de "boire des petites quantités d'eau régulièrement". Au niveau de l'alimentation, mieux vaut privilégier des aliments solides, tels que le riz, les carottes ou encore les pommes de terre, et éviter les produits laitiers, les fibres (fruits frais et légumes), le pain, les pâtes et tous les aliments édulcorés, qui ont un effet laxatif.

Des mesures d'hygiène basiques doivent aussi être respectées au quotidien. On peut entre autres citer un lavage des mains régulier, à l'eau et au savon, en particulier en sortant des toilettes, avant de faire la cuisine, de manger et de s'occuper d'un enfant. On peut aussi conseiller d'éviter de se toucher la bouche et le nez sans avoir lavé ses mains au préalable, de bien ranger séparément les brosses à dents, d'utiliser des mouchoirs en papier à usage unique, et de nettoyer les surfaces qui sont souvent touchées comme son téléphone ou encore les poignées de porte. 

Attention aux bébés et aux personnes âgées

Parmi les personnes à risque, les enfants en bas âge doivent être surveillés attentivement par leurs parents en période d'épidémie de gastro-entérite et pris en charge rapidement par un médecin. Chaque année en France, une dizaine d'enfants de moins de 5 ans meurent d'une déshydratation consécutive à une gastro-entérite aiguë, et plus de 18.000 sont hospitalisés pour cette cause.

Cette infection du système digestif peut également se révéler dangereuse pour les personnes âgées, elles aussi susceptibles d'être en déshydratation. Les personnes âgées de plus de 75 ans sont les plus vulnérables face à la gastro-entérite.

Enfin chez les adultes, l'assurance maladie conseille un arrêt de travail de trois jours en cas de symptômes sévères de gastro-entérite, notamment si la personne touchée travaille au contact de personnes fragiles ou dans une chaîne alimentaire. Car si les symptômes disparaissent généralement au bout de deux ou trois jours, les risques de contamination peuvent être toujours présents au-delà.

Céline Penicaud