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Grippe aviaire: l'ensemble du territoire placé en risque "élevé"

Le ministère de l'Agriculture vient de placer l'ensemble du territoire en "risque élevé" pour la grippe aviaire. (Photo d'illustration)

Le ministère de l'Agriculture vient de placer l'ensemble du territoire en "risque élevé" pour la grippe aviaire. (Photo d'illustration) - AFP

Le ministère de l'Agriculture a placé en "risque élevé" l'ensemble du territoire pour la grippe aviaire, après la découverte de plusieurs foyers contaminés et la propagation du virus.

Le ministère de l'Agriculture a annoncé ce mardi qu'il avait décidé de relever de "modéré" à "élevé" le niveau de risque concernant la grippe aviaire sur l'ensemble du territoire national.

Alerte élevée, qu'est-ce que cela change ?

Le risque "élevé" entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l'ensemble du territoire national, dont l'obligation de confinement ou de pose de filets permettant d'empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles et toutes les basses-cours. 

Par ailleurs, tout rassemblement de volailles vivantes est interdit, et en particulier sur les marchés. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en oeuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d'eau, susceptibles d'être infectés par l'influenza aviaire, et entre volailles issues de différents élevages.

  • Concernant la chasse, les lâchers de gibiers à plume sont également interdits sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l'utilisation des appelants (oiseaux servant d'appâts vivants).

Quels sont les foyers touchés?

Le ministère explique que ce choix s'est imposé "à la suite de la découverte de plusieurs foyers d'influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie". 

Un premier foyer de grippe aviaire a été détecté le 26 novembre dernier, dans un élevage de canards sauvages du Pas-de-Calais. Le 2 décembre dernier, le virus a été découvert dans un élevage d'Almayrac, dans le Tarn. 18.000 canards ont été abattus par la suite. Trois élevages du Gers ont été également touchés, dont un comptant 690 canards et deux autres qui en comptabilisent 1.600 chacun.

Quels sont les produits concernés? 

Même si le virus ne présente aucun danger pour l'homme et que canards et autres volailles restent consommables, cette épizootie est un nouveau coup dur pour la filière, qui n'est toujours pas sortie de la suspension de l'élevage au printemps dernier. Le ministère souligne cependant que ces nouveaux cas ne présentent aucun lien avec l'épisode survenu l'an dernier, dans le Sud-Ouest de la France.

Pour les producteurs de foie gras du Sud-Ouest, déjà fortement éprouvés, l'objectif est "d'éteindre les premières braises pour éviter la propagation de l'incendie", a indiqué le président du Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (Cifog), Christophe Barrailh.

La propagation du virus ne permettre pas à la France de retrouver le 3 décembre, comme envisagé, son statut de pays "indemne" d'influenza aviaire. Or ce statut, perdu par la France il y a un an à la suite d'un précédent épisode de grippe aviaire, est indispensable pour pouvoir exporter volailles et foie gras dans de nombreux pays hors d'Europe, comme le Japon.

A.Mi avec AFP