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Covid-19: qui vacciner en priorité? La Haute autorité de santé rend ses conclusions lundi

Vaccin (Photo d'illustration)

Vaccin (Photo d'illustration) - Ludovic MARIN © 2019 AFP

La Haute autorité de Santé présentera lundi ses recommandations pour la stratégie vaccinale de la France, nouvelle étape pour tenter de mettre fin à la pandémie de Covid-19.

Qui vacciner en priorité contre le Covid-19? La Haute autorité de Santé présentera lundi, à 9h00, ses recommandations "pour définir les populations à vacciner en priorité selon l'arrivée effective des doses de vaccins", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Ces recommandations devraient d'abord concerner les professionnels de santé et médico-social au contact direct des malades et ceux les plus à risque de faire des formes graves de la maladie, comme les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques.

Mais parmi ces maladies, lesquelles affectent le plus le pronostic? A quel âge exactement fixer le seuil des "personnes âgées"? La campagne de vaccination doit démarrer fin 2020-début 2021 pour les publics prioritaires, avant d'être plus massive dans un deuxième temps.

Les professionnels de santé libéraux espèrent se voir confier la responsabilité de l'organisation de la vaccination au niveau local, en lien avec les collectivités territoriales.

"Tout sera présenté aux Français en toute transparence", avait insisté jeudi le ministre de la Santé Olivier Véran, concédant que "la France a beau être le pays de Pasteur, c'est un pays qui doute parfois, et qui doute parfois fortement, plus fortement que les autres, lorsqu'il est question de vaccin".

La perspective d'un vaccin se concrétise

Non obligatoire, la vaccination s'inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie du gouvernement "tester, alerter, protéger (et) soigner".

L'enjeu est dans tous les cas de convaincre les Français alors qu'ils sont seulement 41% à avoir l'intention de se faire vacciner contre le Covid-19, d'après un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche, publié ce dimanche et réalisé sur un échantillon de 1013 personnes.

"Il y aura des gens à convaincre", avait déjà concédé le Premier ministre Jean Castex, anticipant deux écueils: un embouteillage avec des files d'attente pour se faire vacciner, comme pour les tests, et une autre partie de la population s'y refusant totalement.

La perspective d'un vaccin protégeant contre le Covid-19 s'est concrétisée ces dernières semaines avec une pluie d'annonces de laboratoires sur l'efficacité de leur vaccin: Pfizer et BioNTech, suivis par Moderna et AstraZeneca/Université d'Oxford.

Au niveau européen, "tous les pays membres de l'Union auront accès à un vaccin en même temps, dès qu'il aura été approuvé", a souligné la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides.

"Personne ne sera laissé de côté. La répartition des doses se fera au prorata de la population de chacun des pays membres", a-t-elle rappelé dans un entretien au JDD, une fois obtenu le feu vert de l'Agence européenne du médicament (EMA) sur un ou plusieurs vaccins.

C.Bo. avec AFP