BFMTV

Coronavirus: émotion après le décès d'une aide-soignante dans un Ehpad de Belfort

Le prix médian d'une chambre dans un Ehpad est de 1977 euros.

Le prix médian d'une chambre dans un Ehpad est de 1977 euros. - Georges Gobet - AFP

Âgée de 52 ans, l'aide-soignante est décédée après plusieurs semaines de réanimation. Des dysfonctionnements dans la mise en place des mesures de protection avaient été constatés au sein de l'établissement.

Une aide-soignante de 52 ans d'un Ehpad du Territoire de Belfort frappé de plein fouet par l'épidémie de Coronavirus et placé sous administration provisoire en raison de dysfonctionnements est décédée après plusieurs semaines de réanimation, suscitant une vive émotion dans la région.

Hospitalisée depuis plusieurs semaines à l’hôpital Nord-Franche-Comté, l'aide-soignante de l’Ehpad La Rosemontoise, à Valdoie, "est décédée à 52 ans des suites du covid-19", a confirmé sur sa page Facebook la maire de la commune, Corinne Coudereau.

"Les personnels de cet établissement ont été exposés au virus et contraints à s’occuper des résidents de cette maison de retraite sans équipement pour se protéger", a-t-elle déploré. "Pour l’instant, nous avons un combat à mener contre le virus" mais "après, des comptes seront demandés", a ajouté la maire de Valdoie.

La directrice générale de l'établissement suspendue de ses fonctions la semaine dernière

L'Ehpad, où selon des sources concordantes 26 résidents, sur une capacité de 115 lits, sont décédés depuis le déclenchement de l'épidémie, avait été placé le 6 avril sous administration provisoire par l'Agence régionale de santé (ARS) et le conseil départemental du Territoire de Belfort.

Cette administration provisoire "pour deux mois reconductibles" devait "permettre à l'établissement de retrouver une gestion stable en cette période de crise liée au coronavirus", avait indiqué le conseil départemental. Les contrôles des services de l'Etat avaient révélé début mars des dysfonctionnements dans la mise en place "des mesures de protection contre la pandémie", selon le département.

Sur fond de tensions entre le personnel et l'encadrement, la directrice générale de l'établissement a été suspendue de ses fonctions le 14 avril par le conseil d’administration de Servir tandis qu'une cellule d’urgence médico-sociale était mise en place, selon une source proche du dossier. Du personnel de la réserve sanitaire est également arrivé en renfort ces derniers jours pour soutenir l'équipe, a-t-on précisé de même source.

H.G. avec AFP