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Coronavirus: 2500 malades en réanimation en Île-de-France, de nouveaux transferts "très probables"

Le personnel médical opère un transfert de patients depuis le CHR de Metz, le 29 mars 2020.

Le personnel médical opère un transfert de patients depuis le CHR de Metz, le 29 mars 2020. - JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

Si le nombre de malades admis en réanimation dans les hôpitaux d'Île-de-France augmente moins que la semaine passée, la situation reste "préoccupante".

Plus de 2.500 malades du coronavirus sont hospitalisés en réanimation en Île-de-France, a indiqué ce mercredi à l'AFP l'Agence régionale de santé (ARS), jugeant "très probables" que de "nouveaux transferts de patients" vers d'autres régions soient organisés à brève échéance.

Loin du reflux espéré, la vague épidémique continue de monter en région parisienne, où "la situation continue d'être préoccupante", selon un porte-parole de l'ARS.

Certes, le nombre de malades du coronavirus admis en réanimation "augmente trois fois moins vite que la semaine dernière", avec environ 50 entrées par jour contre 150 au plus fort de la crise.

"Ça augmente plus vite que nos capacités"

Mais "ça augmente toujours plus vite que nos capacités", malgré l'ouverture de 200 lits supplémentaires en une semaine, dont 85 à Créteil (Val-de-Marne).

L'hôpital Henri-Mondor a en effet avancé l'entrée en service d'un nouveau bâtiment de chirurgie et soins critiques, qui accueillera ses premiers patients dès jeudi - au lieu de septembre.

Malgré cela, l'Île-de-France reste proche de la saturation, avec 2.510 malades du coronavirus en réanimation mardi soir, selon le porte-parole de l'ARS.

200 malades évacués depuis le 1er avril

À certains endroits, la vague déborde même sur les quelque 500 lits de réanimation "non Covid" réservés aux autres maladies et accidents.

"On peut piocher un peu dedans, mais pas plus", admet-il, jugeant "très probable qu'on fasse de nouveaux transferts de patients" vers d'autres régions "dans les jours, voire les heures qui viennent".

Le sujet a d'ailleurs été "abordé ce matin (mercredi) en réunion de crise" avec les établissements et les autorités sanitaires.

Depuis le 1er avril, près de 200 malades ont déjà été évacués par la route, le rail ou les airs vers des régions moins touchées par le coronavirus, notamment la Bretagne, la Normandie et les Pays de la Loire.

F.B. avec AFP