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Cheval : "Ca ne m'étonne pas", estime un ancien de Lur Berri

Analyse de viande dans un laboratoire.

Analyse de viande dans un laboratoire. - -

TÉMOIGNAGE - Pampi Sainte-Marie travaillait chez Lur Berri, la maison mère de Spanghero. Sur BFMTV samedi, il estime "ne pas être étonné" que son ancienne société soit mouillée dans le scandale de la viande de cheval.

Il a quitté Lur Berri en 2001, "dégoûté". La "petite coopérative" basque que Pampi Sainte-Marie connaissait était devenue méconnaissable. Aujourd'hui, cet éleveur basque ne "s'étonne pas" que son ancienne entreprise puisse être mouillée dans le scandale de la viande de cheval.

Quand il est parti, témoigne-t-il samedi sur BFMTV, "le groupe cherchait à grossir, à avaler d'autres coopératives". Parmi celles-ci, Spanghero, rachetée par Lur Berri en 2009 et pointée aujourd'hui du doigt comme l'un des principaux responsables du scandale.

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"Le groupe a perdu le contact avec les producteurs"

A l'époque où il est parti, se souvient Pampi Sainte-Marie, il fallait "batailler sur les prix", les faire baisser, passer par des courtiers à la recherche du prix le plus bas et au détriment de la qualité.

Résultat : "aujourd'hui, dénonce-t-il, le groupe a perdu le contact avec les producteurs. Pourtant, ici au Pays basque il y a des éleveurs, et la qualité on sait faire !"

"Ils savaient, ils connaissaient le code"

Quant à savoir si Spanghero, filile de Lur Berri, a pu être floué sur la marchandise livrée, comme l'affirme son président ? La réponse fuse, catégorique : "Ils savaient", estime Pampi Sainte-Marie.

"Le code de la viande de cheval", indiqué sur les paquets livrés, "ils ne pouvaient pas ne pas le connaître. Sur 300 personnes, il y a forcément quelqu'un qui le connaissait. On travaille avec ces codes dans notre métier."
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Mathilde Tournier