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Cancer du col de l'utérus: un test "prometteur" permet de détecter des lésions à haut risque

Les cancers du col de l’utérus sont principalement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV)

Les cancers du col de l’utérus sont principalement provoqués par des virus de la famille des papillomavirus humains (HPV) - iStock - YakobchukOlena

Alors que 570.000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus ont été diagnostiqués dans le monde en 2018, les résultats de ce nouveau test développé par des chercheurs britanniques "représentent un progrès dans le dépistage".

Un test sur des prélèvements vaginaux et de l'urine, recueillis par la femme elle-même à domicile, permet de détecter des lésions du col de l'utérus à haut risque d'évoluer en cancer, selon des chercheurs britanniques de la Queen Mary University de Londres.

Le Dr Belinda Nedjai et ses collègues ont présenté leurs travaux ce lundi à la 2019 NCRI cancer conférence qui se tient jusqu'au 5 novembre à Glasgow. Leur étude, non encore publiée dans une revue scientifique mais communiquée à la presse, a porté sur 620 femmes qui ont envoyé au laboratoire des écouvillons de prélèvements vaginaux et un prélèvement d'urine pour 503 d'entre elles.

Identification de lésions précancéreuses

Le test S5 mis au point par l'équipe de chercheurs mesure la méthylation de l'ADN - un changement chimique d'une des quatre lettres de base de l'ADN qui composent le code génétique humain. Il recherche cette modification sur les quatre types de papillomavirus (VPH), sexuellement transmissibles, les plus fortement associés à ce cancer pour produire un score qui indique le niveau de risque. Plus le score est élevé, plus le risque de cancer est élevé. 

Le cancer du col de l'utérus est précédé d'une croissance anormale de cellules précurseurs à la surface du col de l'utérus, qui peuvent se transformer en cancer du col. 

"Le test a permis de distinguer les femmes qui n'avaient pas de lésions précancéreuses et celles qui avaient des lésions au stade CIN3 ( probabilité élevée de cancérisation, ndlr) ou plus", selon le Dr Nedjai.

570.000 nouveaux cas de cancer diagnostiqués en 2018

Les chercheurs travaillent pour essayer d'améliorer encore la précision de leur test qu'ils jugent "prometteur".

Pour Belinda Nedjai, "ces résultats représentent un progrès dans le dépistage du cancer du col de l'utérus, en particulier pour les femmes qui ne fréquentent pas la clinique, comme les femmes âgées, ou qui trouvent le frottis trop douloureux ou ne bénéficient pas d'un programme de dépistage dans leur pays". 

En 2018, 570.000 nouveaux cas de cancer du col de l'utérus ont été diagnostiqués dans le monde et environ 310.000 femmes en meurent chaque année.

Mélanie Rostagnat avec AFP