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Les astuces d'un champion pour déstresser la veille d'une échéance

Pour être sûr de bien dormir et d'assurer pendant les compétitions, Yohann Diniz emmène son oreiller partout.

Pour être sûr de bien dormir et d'assurer pendant les compétitions, Yohann Diniz emmène son oreiller partout. - Caroline Selwood - CC - Flickr

Pas facile de trouver le sommeil en période de pic de stress au travail ou avant un rendez-vous primordial… Comme une compétition. Les conseils de Yohann Diniz, recordman du monde et triple champion d'Europe pour bien dormir et assurer le jour J.

Peaufiner sa présentation jusqu'à pas d'heure, répéter son discours, anticiper les réactions… Sont autant d'obstacles à l'endormissement la veille d'un rendez-vous professionnel important. Et pourtant, le lendemain, il faut être performant. Yohann Diniz ne bat pas un record du monde de la marche sur 50 km sans se conditionner au "lâcher prise" avant de se coucher.

Se coucher plus tôt...

La veille d’une course, c’est toujours plus difficile de trouver le sommeil, avec l’excitation mêlée de trac. Idem la veille d’une présentation, d’une réunion ou d’un entretien important. "On se tourne et retourne un peu plus que d'habitude dans le lit", témoigne l'habitué des compétitions. La recette toute simple de ce marcheur professionnel: se coucher plus tôt. "Je me mets au lit vers 21h30, 22h, je lis, cela fatigue les yeux et fait penser à entre chose, puis j’éteins à 22h30", énumère le triple champion d’Europe.

... y compris en déplacement

Les échéances professionnelles importantes, comme les compétitions, ne se jouent pas toujours à domicile. Quand le décalage horaire est important, le marcheur essaie de modifier progressivement son heure de coucher quelques jours avant ou du moins, de se caler sur l’heure du pays à peine arrivé dans l’avion.

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Surtout, il amène son oreiller partout. "On a ses petites habitudes, cela me permet d’être sûr d’avoir le support de tête qui me convient et d’être en contact avec quelque chose de familier quand j'arrive dans un nouvel endroit", confie le sportif de 39 ans.

Lire, le meilleur des somnifères

Quand la période de surcharge de travail ou de tension s'étend, difficile de conserver un sommeil de qualité. D’ailleurs, un Français sur deux dort mal à cause du stress, selon le sondage OpinionWay réalisée pour Ormex confort, publiée en févier 2017.

Yohann Diniz, lui, a connu un épisode dépressif en 2013. "Je n’arrivais pas à dormir, je me réveillais en pleine nuit, confit-il. J’ai testé les somnifères mais je me sentais archifatigué, le médecin de l’équipe de France m’a immédiatement dit que ce n’étais pas la bonne solution. Alors je me suis remis à lire des romans, cela m’a fait du bien." Depuis, pour lui, lire, c’est "le meilleur des somnifères".

Rozenn Le Saint