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Allergie: les pollens d'ambroisie passent à l'offensive

Nez qui coule, éternuements, conjonctivite, toux, asthme, urticaire sont des symptômes bien connus du rhume des foins.

Nez qui coule, éternuements, conjonctivite, toux, asthme, urticaire sont des symptômes bien connus du rhume des foins. - iStock

Gare à l'ambroisie actuellement en pleine floraison, prévient le Réseau National de Surveillance Aérobiologique qui établit un risque important en Rhône-Alpes. Il s'agit de l'un des pollens les plus irritants, donc très agressifs pour ceux qui souffrent d'allergies.

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C'est l'une des plantes les plus redoutées par les allergiques et elle gagne sérieusement du terrain. L'ambroisie aussi fait sa rentrée, à l'origine également du fameux rhume des foins. Si les personnes qui en souffrent ont déjà connu des épisodes importants de pollens allergisants (graminées, cyprès, bouleau) car la plupart sont émis entre février et juin, elles doivent désormais faire avec l'ambroisie qui sévit avec retard.

La saison des allergies est donc loin de se conclure, comme l'affirme l'alerte qui provient du Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) dans son dernier bulletin allergo-pollinique.

"Les quantités de pollens d'ambroisie ont fortement augmenté ces derniers jours: le risque d'allergie est élevé à très élevé du côté de Roussillon, Lyon, Valence et Grenoble. Dans la Loire et l'Ain, le risque est pour l'instant modéré mais pourrait rapidement passer au niveau supérieur", précise-t-il.

Ainsi, l'Isère, la Drôme, l'Ardèche et le Rhône sont particulièrement touchés et les allergiques concernés doivent impérativement suivre les traitements prescrits. Si dans le reste de la région Auvergne-Rhône-Alpes, le risque est très faible à faible, le pollen d'ambroisie peut aussi s'étendre à d'autres régions. Cette espèce d'herbacées connaît en effet son pic d'émission pollinique le plus élevé fin août début septembre.

Quelques grains dans l'air suffisent

"Les fruits épineux de cette plante s´accrochent fréquemment aux poils des animaux et vêtements favorisant ainsi la dissémination. Très développée dans la région lyonnaise, l'ambroisie a fait l'objet de plusieurs campagnes d´arrachage, explique le RNSA. Son pollen a un pouvoir allergénique très élevé, principal responsable du rhume des foins".

"Il suffit de quelques grains de pollen par mètre cube d’air pour que les symptômes apparaissent chez les personnes sensibles", souligne pour sa part l'agence Air Rhône-Alpes. Selon cette dernière, les principales manifestations cliniques chez les personnes sensibles à l'ambroisie sont les mêmes que pour les autres pollens, à savoir urticaire, rhinites, conjonctivites et, dans les cas les plus graves, de l'asthme car les petits pollens peuvent pénétrer jusque dans les bronches.

"Agir contre l'expansion de cette plante est un enjeu majeur de santé publique", estime-t-elle. Concernant les autres pollens, ceux de graminées, d'urticacées et d'armoise, ils "sont présents sur une très grande partie du territoire mais ne devraient gêner que les plus sensibles", conclut le RNSA. L'arrachage des plants d'ambroisie constitue le moyen le plus efficace pour limiter les risques (on peut aussi signaler une zone infestée sur le site "Signalement Ambroisie").

Il est également possible de suivre les mêmes conseils que pour les autres périodes de floraison des pollens. Il est notamment conseillé de limiter les activités en plein air, d'éviter d'aérer son logement le matin, période où le pic de production d'ambroisie est le plus important, et de se laver fréquemment les cheveux le soir avant de se coucher.

Alexandra Bresson