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32 morts dans un centre hospitalier de l'Ain, en majorité du virus

Le personnel hospitalier dans un couloir d'un établissement de Guadeloupe.

Le personnel hospitalier dans un couloir d'un établissement de Guadeloupe. - CEDRICK-ISHAM CALVADOS / AFP

La direction, qui a reconnu l'existence d'un foyer épidémique, n'a pas précisé la proportion des victimes du Covid-19.

Trente-deux personnes sont décédées entre mars et mi-avril au centre hospitalier de Pont-de-Veyle (Ain), où la direction a admis l'existence, passée inaperçue, d'un "cluster" de malades souffrant du Covid-19.

Ce centre, situé en grande banlieue de Mâcon, comprend des unités de soin et un établissement d'hébergement de personnes âgées dépendantes. Dix-sept des décès sont survenus dans l'Ehpad du centre et quinze dans ses services hospitaliers, a-t-on indiqué, en confirmant des informations du quotidien régional Le Progrès.

La direction, vivement critiquée par certains membres du personnel, n'a pas précisé la proportion de victimes décédées du nouveau coronavirus.

Mais elle a admis "la présence probable d'un +cluster+ durant la deuxième quinzaine du mois de février, impossible à identifier et d'origine inconnue".

La direction du centre hospitalier mise en cause

Par l'intermédiaire de l'Agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes, un "dépistage massif" sur 300 personnels et 77 résidents des Ehpad dépendant du centre hospitalier a permis de déterminer que 30 personnes avaient été infectées pour les premiers (la plupart asymptomatiques) et 31 chez ceux "en Ehpad et en soins de longue durée".

Mercredi, la gestion de la crise par la direction a été mise en cause par certains soignants, s'exprimant dans une "lettre ouverte" mais non signée. Ils y soulignent la "désorganisation générale" du centre "qui n’a pas su prendre la mesure de l’ampleur de la catastrophe du Covid-19".

Contactée par nos confrères de l'AFP, la direction du centre hospitalier de Pont-de-Veyle n'a pas souhaité s'exprimer.

H.G. avec AFP