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Violences à Paris: Hidalgo "préoccupée" à l'idée de nouvelles manifestations

La maire de Paris, Anne Hidalgo (Photo d'illustration).

La maire de Paris, Anne Hidalgo (Photo d'illustration). - BENOIT TESSIER / POOL / AFP

La maire socialiste de Paris Anne Hidalgo condamne vivement les violences et les casses survenues samedi aux abords des Champs-Elysées.

La maire de Paris exprime sa colère au lendemain des violences qui ont eu lieu près des Champs-Elysées samedi en marge du mouvement des gilets jaunes. Dans une interview donnée au Parisien ce dimanche, Anne Hidalgo dénonce les scènes de casse et demande au ministre de l'Intérieur à être associée au dispositif de sécurité.

"Ces scènes de violence sont inouïes. C’est du jamais-vu depuis Mai 1968" s'alarme l'élue socialiste. "La situation est très grave. La crise que nous traversons est une crise majeure. Il faut donc en prendre tout le sens et toute la portée."

Sur les questions de sécurité, l'"Etat décide seul" a regretté la maire de Paris qui dit avoir découvert le périmètre retenu pour samedi à la télévision. "Cela n’est pas satisfaisant. Les élus locaux ont une expérience du terrain qu’il est utile de prendre en compte" ajoute-t-elle.

Dans les colonnes du quotidien, Anne Hidalgo condamne la profanation de l'Arc de Triomphe qu'elle juge être "une honte pour la République". La maire de Paris considère qu'il est encore "trop tôt pour avoir un bilan complet" des dégâts, tant ceux-ci sont lourds.

"On va les évaluer au fur et à mesure. Il y a sans doute autour d’une centaine de voitures brûlées, peut-être plus" a-t-elle estimé.

Le gouvernement doit "prendre la crise au sérieux"

Pour autant, elle dit aussi comprendre la colère de certains Français qui brandissent un gilet jaune et demande au gouvernement d'"entreprendre des discussions sur des mesures sociales" pour rétablir davantage de justice sociale.

"Les inégalités sont trop importantes aujourd’hui dans le pays" dénonce la maire de Paris. "J’entends la colère légitime de celles et ceux qui ne parviennent pas à boucler les fins de mois en ne gagnant que 1.000 € voire moins."

"Mon sujet n’est pas de reprocher (au gouvernement) mais de dire qu’il y a une crise majeure. Elle est politique, sociale et aussi écologique. Le gouvernement doit la prendre au sérieux et y répondre sans dogmatisme ni idéologie" poursuit-elle.

La maire socialiste s'est dite "très préoccupée" par le scénario d'une prochaine manifestation samedi prochain. Elle a ajouté: "Il n’est pas possible d’avoir pendant des semaines et des semaines ces scènes d’émeutes et de dégradations…"

Jeanne Bulant