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Dix ans après le référendum européen, les Français rediraient "non"

Un exemplaire du Traité sur la Constitution européenne, photographié le 14 mai 2005.

Un exemplaire du Traité sur la Constitution européenne, photographié le 14 mai 2005. - Jean-Pierre Muller - AFP

Si le référendum sur le traité européen avait lieu aujourd'hui, 62% des Français voteraient "non", selon un sondage Ifop pour Le Figaro.

Il y a dix ans, les Français rejetaient le traité sur la Constitution pour l'Europe avec 54,68% des voix contre. Un séisme dans la vie politique française. Dix ans plus tard, la France a changé mais la réponse à la question serait la même, selon un sondage Ifop pour Le Figaro.

A la question "10 ans après, si c'était à refaire, voteriez-vous oui ou non" à ce référendum?", 47% des personnes interrogées répondent par "non", 29% par "oui" et 24% ne se prononcent pas. Si l'on exclut les personnes qui ne se prononcent pas, le pourcentage de "non" est de 62% et celui de "oui" de 38%.

Les Français partagés sur l'Europe

Mais qui sont les tenants du "non"? A gauche, les sympathisants du PS et d'Europe Ecologie - Les Verts sont favorables au texte, alors que ceux du Front de gauche y sont majoritairement opposés, avec 65% de contre. A droite, les sympathisants de l'UMP voteraient "oui" à 50% et 37% rejetteraient le texte. Enfin, avec 72% de suffrages, le "non" est majoritaire chez les proches du Front national.

Sur l'Europe, les Français sont partagés. D'un côté, ils tiennent aux politiques économiques et budgétaires pour chaque Etat. De l'autre, ils sont 71% à se dire opposés à la sortie de l'euro et 59% sont pour la création d'un poste de ministre de l'Economie européen. "Il y a une acceptation résignée de l'Europe chez les Français. Beaucoup pensent que qu'une France seule et isolée ne ferait pas le poids", analyse Jérôme Fourquet de l'Ifop, cité par Le Figaro.

Autre enseignement de ce sondage, l'attitude des Français vis-à-vis de la Grèce, dont une hypothétique sortie de l'Union européenne agite l'Europe. Dans le cas où la Grèce arrêterait de rembourser sa dette vis-à-vis de ses partenaires européens, 64% des sondés se disent favorables à son exclusion de l'Union européenne, contre 36% qui y seraient opposés.

A. K. avec AFP