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Sénatoriales: qui sont les grands perdants?

Les élections sénatoriales de dimanche ont consacré la défaite de Jean-Michel Baylet (à gauche, ici en 2012) et du fief de François Hollande par le PS.

Les élections sénatoriales de dimanche ont consacré la défaite de Jean-Michel Baylet (à gauche, ici en 2012) et du fief de François Hollande par le PS. - Bertrand Langlois - AFP

La Sénat a basculé à droite. Une nouvelle défaite pour la majorité socialiste qu'illustrent parfaitement certains revers emblématiques. Ainsi, en Corrèze, fief de François Hollande, l'UMP a raflé les deux sièges en jeu. Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche, a quant a lui été battu.

La droite est de nouveau majoritaire au Sénat, trois ans après son basculement à gauche. L'élection de dimanche a également permis au Front national de faire son entrée dans la haute assemblée.

Elle a surtout été un véritable revers pour les socialistes et leurs alliés. BFMTV.com revient sur les défaites les plus emblématiques de ce nouvel échec électoral de la majorité.

Le PS perd dans le fief de François Hollande

Le Parti socialiste a été défait en Corrèze, dans le fief de François Hollande. Le successeur du chef de l'Etat à la mairie de Tulle, Bernard Combes, également conseiller à l'Elysée chargé des élus, a été battu de 47 voix par l'UMP Claude Nougein. Dans le département, c'est l'UMP qui remporte les deux sièges en jeu.

La droite prend le territoire de Belfort, à gauche depuis 1980

La droite a repris dimanche le Territoire de Belfort, aux mains du PS puis du MRC depuis 1980. C'est l'UMP Cédric Perrin qui succède à Jean-Pierre Chevènement, qui ne s'était pas représenté.

Le candidat UMP, par ailleurs maire et conseiller général de Beaucourt, a remporté l'élection haut la main avec 52,59% des suffrages.

Jean-Michel Baylet défait

Jean-Michel Baylet, sénateur depuis 1995, a été défait.
Jean-Michel Baylet, sénateur depuis 1995, a été défait. © Alain Jocard - AFP

En août dernier, lors de la nomination du gouvernement Valls II, il avait assuré avoir refusé un poste de ministre. Une décision que doit aujourd'hui amèrement regretter Jean-Michel Baylet. Le président du Parti radical de gauche et sénateur sortant du Tarn-et-Garonne, a été battu dimanche.

Agé de 67 ans, Jean-Michel Baylet était sénateur depuis 1995 (il l'avait également été de 1986 à 1988). Il a été battu par le candidat divers droites, François Bonhomme, maire de Caussade, une ville de moins de 7.000 habitants.

Le fondateur historique des radicaux de gauche a été gêné par la réduction du nombre de grands électeurs de gauche lors des élections municipales de mars dernier. Par ailleurs, l'UMP avait tout fait pour le faire battre et n'avait présenté qu'un seul candidat pour deux postes.

Les anciens ministres du gouvernement Ayrault battus

Anne-Marie Escoffier s'est inclinée dans l'Aveyron.
Anne-Marie Escoffier s'est inclinée dans l'Aveyron. © Eric Feferberg - AFP

Anne-Marie Escoffier (PRG), ex-ministre déléguée à la Décentralisation du gouvernement Ayrault, a dû s'incliner dans l'Aveyron. C'est l'UMP qui a récupéré dimanche les deux sièges de sénateur dans le département. Anne-Marie Escoffier a sans doute pâti des inquiétudes et de l'opposition suscitées, dans un département rural comme l'Aveyron, par la réforme territoriale qu'elle a contribué à mettre en oeuvre.

Thierry Repentin redevient simple conseiller général.
Thierry Repentin redevient simple conseiller général. © Alain Jocard - AFP

Thierry Repentin, ancien ministre délégué aux Affaires européennes, a été largement battu en Savoie. Il avait été débarqué de son poste en avril pour laisser la place à Harlem Désir. Son bilan était pourtant reconnu par tous, y compris par ses adversaires politiques. A 51 ans, Thierry Repentin redevient simple conseiller général.

Défaite du rapporteur de la loi sur le mariage homosexuel

Jean-Pierre Michel avait été le rapporteur de la loi sur le mariage homosexuel.
Jean-Pierre Michel avait été le rapporteur de la loi sur le mariage homosexuel. © Jacques Demarthon - AFP

Jean-Pierre Michel, sénateur de Haute-Saône depuis 2004, a été battu. Agé de 76 ans, il avait été le rapporteur au Sénat de la loi sur le mariage pour tous. Dans son département, ce sont les candidats UMP Michel Raison et Alain Joyandet qui ont remporté les sièges mis en jeu. Sur Twitter, il a annoncé "souhaiter le meilleur à une nouvelle génération d'élus", ce qui laisse penser qu'il envisage de prendre sa retraite.

Cécile Duflot, sur le même réseau social, a tenu à "remercuer et saluer" cet "inlassable combattant de l'égalité des droits et des libertés".

Maxence Kagni avec AFP