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Réforme territoriale: les radicaux mettent la pression sur Hollande et Valls

Jean-Michel Baylet et Manuel Valls ensemble en 2013

Jean-Michel Baylet et Manuel Valls ensemble en 2013 - -

Par la voix de leur leader Jean-Michel Baylet, les radicaux ont menacé de quitter le gouvernement - où ils rassemblent trois membres - si leur avis n'est pas pris en compte à propos de la carte à 13 régions. Ils souhaitent notamment le maintien des conseils généraux en zone rurale.

Jean-Michel Baylet montre les muscles. Le patron des radicaux de gauche menace, ce mercredi, de quitter le gouvernement si la réforme territoriale n'est pas amendée. "Notre désaccord est grave et profond", expose-t-il mercredi au Nouvel Observateur à propos d'une nouvelle carte des 13 régions "faite à la va-vite". Le projet de loi a été approuvé fin juillet par 261 députés, 205 votant contre et 85 s'abstenant.

"Sur le fond, nous comprenons la nécessité de la réforme, mais nous disons qu'il faut la faire sur des critères objectifs et sérieux", demande Jean-Michel Baylet, sénateur, président du conseil général du Tarn et patron d'un groupe de presse où figure notamment La Dépêche du Midi. "On ne rattache pas la petite région des Pays-de-la-Loire à la Bretagne pour des raisons d'amitié personnelle avec le président de la République", regrette-t-il également, visant, sans les nommer, l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayrault et/ou le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian.

Le principe d'un départ "voté"

Parmi les exigences émises par les Radicaux pour maintenir ses trois membres - Sylvia Pinel, Thierry Braillard et Annick Girardin - au sein du gouvernement, la conservation des conseil généraux dans les zones rurales pour assurer le soutien aux populations les plus isolées.

"Nous ne ferons pas comme les Verts qui n'ont cessé de menacer de quitter le gouvernement, prévient Jean-Michel Baylet dans l'hebdomadaire. Nous avons voté le principe d'un départ" de l'équipe menée par Manuel Valls, qui lui-même n'avait pas fermé la porte à des discussions au Parlement au début du mois juillet.

Une nouvelle qui, si elle pourrait ne pas inquiéter outre mesure Matignon, fragiliserait un peu plus la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat. En effet, depuis la sortie des écologistes, chaque vote compte quand il s'agit pour le gouvernement de faire voter un texte.

S.A.