BFMTV

PSA : Montebourg reçoit les syndicats

-

- - -

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif reçoit ce mardi les représentants syndicaux de PSA. Le constructeur automobile a annoncé la suppression de 8000 postes en France et la fermeture du site d’Aulnay. Les syndicats s'organisent pour défendre les emplois menacés.

Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, reçoit ce mardi les représentants syndicaux de PSA Peugeot Citroën. Mercredi, ce sera au tour de Philippe Varin, le président du directoire du groupe automobile, d’être reçu par le ministre. Celui-ci a de nouveau affirmé ce mardi qu'il n'y aurait « pas de licenciements secs ».

« Une loi pour interdire les licenciements »

Les syndicats de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois étudient actuellement la meilleure stratégie à adopter pour sauver leur usine. Des actions ponctuelles plutôt qu'une grève illimitée sont envisagées. Jean-Pierre Mercier, responsable CGT chez PSA Aulnay souhaite que le gouvernement se positionne clairement sur le sujet : « Il faut absolument qu’ils fassent une loi pour interdire à Peugeot les licenciements dans l’automobile, comme l’Etat est intervenu en interdisant à Peugeot de vendre des voitures en Iran. Si l’Etat est capable d’imposer cela, il est capable de mettre son nez dans les affaires sociales. Il y a aussi eu des accords avec l’ancien gouvernement : Peugeot s’est engagé à maintenir l’emploi pour bénéficier d’allocations supplémentaires pour le chômage partiel. Ce qu’on demande tout simplement, c’est le respect des signatures. Il faut du courage politique pour dire à Peugeot : Vous ne fermerez pas l’usine d’Aulnay. »

« Il y a de quoi faire travailler cette usine jusqu’en 2016 »

Le gouvernement lèvera le voile le 25 juillet en Conseil des ministres sur le plan stratégique pour l'industrie automobile. François Hollande a renvoyé samedi PSA à ses responsabilités en incriminant « des choix stratégiques qui n'ont pas été bons ».
A Aulnay-sous-Bois, les salariés s’organisent : « On fait assemblée générale sur assemblée générale. La lutte commence à s’organiser, explique Jean-Pierre Mercier. Le 25, c’est la date dont tout le monde parle. Est-ce qu’on va rester dans l’usine chez nous à Aulnay ou est-ce qu’on va aller manifester devant le siège avenue de la Grande armée ? Qu’est-ce que nos camarades de Rennes ont commencé à organiser, est-ce qu’ils vont monter à Paris ou rester à Rennes ? Cela veut dire qu’on a repris du poil de la bête. Nous voulons la garantie de l’emploi, et en plus nous avons 450 000 véhicules à produire sur la nouvelle C3. Il y a largement de quoi faire travailler cette usine jusqu’en 2016 ».

La Rédaction, avec Roxane Pour Sadjadi