BFMTV

Primaire de la gauche: Hamon "assume" des "passerelles" avec Mélenchon

-

- - Un débat opposera François Fillon, Benoît Hamon, Marine Le Pen, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon le 20 mars en direct à 21H00 sur TF1 - LIONEL BONAVENTURE, AFP/Archives

Benoît Hamon, candidat à la primaire de la gauche organisée par le PS, "assume" des "passerelles" avec Jean-Luc Mélenchon, sauf sur le "rapport à la construction européenne", a-t-il indiqué jeudi.

"Je retiens qu'il existe beaucoup plus de passerelles que lui voudrait bien le reconnaître", a déclaré Benoît Hamon, interrogé sur un possible rapprochement avec le candidat de la France insoumise lors de L'Emission politique de France 2. "Moi, j'assume bien ces passerelles comme j'assume d'autres passerelles avec des candidats de la primaire de la gauche", a-t-il poursuivi.

Benoît Hamon a cependant pointé "une différence avec Jean-Luc Mélenchon: c'est le rapport à la construction européenne". Il a épinglé la "stratégie" de Jean-Luc Mélenchon "d'un rapport de force qui serait celui d'un président investi par le suffrage universel qui voudrait faire changer les règles du jeu" européennes "et que si elles ne changent pas dirait: 'on reprend notre liberté'."

Plus largement, le député des Yvelines a estimé que "toutes les composantes de la gauche peuvent gouverner ensemble". 

"En clair, le discours sur les gauches irréconciliables, qu'a un peu tenu Jean-Luc Mélenchon en face de Manuel Valls, ce discours me semble factice, reposant sur des postures plus que des réalités", a précisé l'ancien ministre de l'Education, qui a quitté le gouvernement en août 2014. 

"Sur le rapport au travail, sur la souffrance au travail, sur les problèmes de santé et d'environnement, tout ça converge. Sur la démocratie, cela converge", a-t-il insisté. "Si aujourd'hui nous en sommes à cet état de divisions, c'est que, fondamentalement, chacun pense que si le rassemblement est possible, c'est derrière lui", a déploré Benoît Hamon.

V.R. avec AFP